L' Ambre résine de la Terre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L' Ambre résine de la Terre

Message  Angelmouse le Ven 8 Juil - 11:43

Bonjour Rubis,

Voilà un aperçu de ma base de donnée effectué lors de mon étude:

AMBRE Elément : FEU / TERRE

Composition et Identification :

Formule chimique : C10H16O + H2S.
Composition chimique : Mélange de résines diverses. Substance composée d’hydrocarbure organique produite par une résine de pin.
Système cristallin : Amorphe, Organique, secondaire.
Classe : Des composés organiques.
Dureté : 1,5 - 2.5. (sur l'échelle de Mohs).
Densité : 1,05 -1,10.
Clivage : Nul.
Cassure : Conchoïdale, décollements internes fréquents, Irrégulière, Esquilleuse.
Couleurs : Jaune Miel, Brun, Rouge, Orange, Blanc Laiteux avec parfois de reflets bleutés en surface (Ambre de Saint-Domingue).
Noir ou Verdâtre avec parfois des inclusions fossiles de végétaux ou d’insectes (Rare est recherché).
Couleur trait : Blanc.
Transparence : Transparent à translucide une fois poli.
Fluorescence : Blanc bleuté, Vert jaune.

Gisements : Birmanie, Canada, Chine, Cotes de la mer Baltique Prusse Orientale, Grande Bretagne, Lituanie, Pologne, Russie, Roumanie, Allemagne, Norvège Sicile, République Dominicaine, Etat Unis.


Caractéristiques :

L’Ambre est une résine fossile de certains conifères de l’oligocène (pins, cyprès, séquoias) qui pousseraient à l’emplacement de l’actuelle mer Baltique, vieille de 100 à 20 millions d’années. Depuis les temps préhistoriques l’Ambre est estimé comme matière d’ornement.

« Fossile » signifie qu’il y a eu minéralisation. De ce fait l’Ambre n’est pas de la pierre. Si ! C’est un minéral organique, un squelette fossile n’est plus de l’os, c’est de la pierre. Mais attention aux imitations, jaune vert si coloré artificiellement : (plastiques, résines synthétiques, poussières d’Ambre fondues). Le Copal est un autre type de résine non fossilisée, parfois vendue pour de l’Ambre, bien plus récente que l’Ambre, un ou deux millions d’années.

Caractéristique cristallographique : l’Ambre n’a pas une structure cristalline mais amorphe. Sa forme est conditionnée par l’écoulement naturel de la résine des arbres. Ce sont des rognons, des nodules, des gouttes, des plaques, parfois étonnamment volumineuses.

On le trouve principalement au fond des mers et des morceaux d’Ambre viennent parfois s’échouer sur les plages. Il peut avoir des inclusions soit d’air, soit d’insectes, soit de débris de plante ou même de Pyrite. En dehors de leurs aspects esthétiques ou inesthétiques, sa ne lui enlèvent pas ses vertus. L’Ambre s’électrise par frottement et peut attirer des particules.

Les inclusions recherchées sont celles d’insectes ou d’autres animaux et de plantes qui donnent un aperçu de la flore et de la faune des temps anciens et représentent une curiosité qui est mise en valeur dans certains bijoux.

On le trouve dans le monde entier, car il est assez léger pour être porté par les vagues.

Léger, l’Ambre laisse une sensation un peu collante au toucher. On constate qu’à la température du corps, il se réchauffe facilement. Rien de très surprenant lorsqu’on sait qu’à 180° il ramollit.
Peut être travaillé au papier de verre.

Formation de l’Ambre :
En observant le tronc d’un conifère, on peut comprendre tout le processus de la formation de l’Ambre.
La photosynthèse transforme le CO 2, gaz carbonique de l’air, en hydrates de carbone source vitale de nourriture et d’énergie. La sève assure le transport du carbone dans le végétal.
L’arbre est parcouru par deux sortes de sève : une qui monte du sol vers les feuilles, une autre qui retourne des feuilles au sol. La première monte la nuit apportant l’eau et l’azote nécessaires, la seconde fonctionne le jour grâce à la photosynthèse.
Sur les résineux, la pression de ce double sens entre le jour et la nuit, génère des gouttes de résines qui traversent l’écorce. Plus la photosynthèse est forte, plus le besoin en eau est grand et plus la différence entre les deux courants est accentuée. Voilà ce qui amène les arbres à produire plus de résine extérieure l’été, quand l’ensoleillement est maximum. L’été, avec l’eau qui se raréfie, le dosage interne de liquide des arbres privilégie organiquement l’eau indispensable et expulse de la résine chargée d’hydrate de carbone. Depuis fort longtemps les hommes utilisent ces résines pour fabriquer des vernis ou des mastics.
A la fin du pliocène, dans les immenses forêts, les arbres produisaient beaucoup de résine. Ces gouttes de résine ont traversé les temps car leur composition chimique d’hydrate de carbone, et leur texture imperméable, les rendaient inattaquables par les agents d’érosion environnants.
Actuellement, sur un même tronc, on peut observer des gouttes opaques ou translucides, ceci expliquant qu’avec une origine identique, l’Ambre peut avoir des teintes très nuancées, effet auquel s’ajoutent les inclusions, pollen, écorces et autres.

Les gisements d’Ambre :
Depuis que les arbres existent, soit depuis le Carbonifère, il se trouve toujours un endroit du monde où les conditions sont réunies pour une surproduction de sève.
Au fil du temps, sur certains sites générateurs d’excès de résine, des processus variés d’enfouissement ont emprisonné ces nodules de résine « imputrescibles », dans des couches sédimentaires. L’Ambre va donc être retrouvé aux quatre coins du globe avec des qualités et des aspects variés.

Premier gisement de la planète : la Mer Baltique, le principal étant celui de Palmnicken en Prusse Orientale, sur la cote du Samland.

Sur les diverses plaques continentales, la découverte des terrains sédimentaires a répertorié quelques sites, où nos ancêtres avaient déjà par ailleurs, puisé dans le trésor.

En Birmanie, l’Ambre peut être jaune vineux, rouge, vert ou parfois même bleu, il s’est formé entre l’Eocène et l’Oligocène.
Dans la péninsule Arabique, l’Ambre date du Crétacé.
On en trouve en Chine (Moukden), au Japon (Kudzi), en Thaïlande au Viêt-Nam et en Malaisie.
Il est présent aux USA (Maryland, Washington, Alaska) et au Canada dans la province du Saskatchewan, où on le date aussi du Crétacé.
Au Mexique (Chiapas) on creuse pour l’exploiter.
A Saint Domingue (Polo Quémando) il était fameux pour être bleu.
Il faudrait citer aussi l’Afrique (Zanzibar, Gabon, Nigeria), la Nouvelle Zélande, l’Inde ou l’Australie.

En France après l’Estérel, l’invention récente du gisement de Corbeilles, démontre qu’il reste encore des possibilités de découverte, dans bon nombre de terrains sédimentaires.

AMBRE RUSSE : Est formé de petits morceaux d’Ambre fondus ensemble.

AMBRE BLEU DE SAINT-DOMINGUE :
L’Ambre bleu est jaune, comme tous les Ambres, mais il a des reflets bleutés, violacés ou turquoises en surface. De ce fait, il est bien mieux adapté à la structuration des énergies du chakra du troisième œil : Vivacité d’esprit, répartie, analyse critique, humour, créativité.

Tests d'authenticité :
Eau chaude : Plonger la pièce dans l'eau chaude, l'Ambre véritable dégage une odeur de pin brûlé, certains plastique, utilisés pour les contrefaçons, une odeur camphrée ou phénolée.

Grattage : Gratté avec un couteau ou une aiguille, l'Ambre s'effrite. Avec une pièce en plastique, l'aiguille tend à rester coincée dans la pièce.

Flottaison : Plonger le morceau dans un mélange de 25 cl d’eau et de 4 centimètres cubes de sel. L'Ambre et le copal flottent, certains plastiques coulent.

Frottement : Frotter l'Ambre avec un chiffon de laine pour avoir une réaction électrostatique. L'Ambre est très électrostatique, la réaction est vérifiable sur les cheveux, des pailles ou des petits bouts de papier. Certains plastiques de contrefaçons ne provoquent qu'une faible réaction électrostatique, ce qui permet de garantir qu'il ne s'agit pas d'Ambre. Cependant d'autres plastiques peuvent provoquer une forte réaction, et sans laisser une odeur camphrée après le frottement.

Les faussaires savent fabriquer à la perfection des pièces contenant une inclusion contrefaite, avec de l'Ambre véritable. Cependant, leurs fabrications, certes peu coûteuses, ne concernent généralement que les inclusions "spéciales", dites : rares (scorpions, vertébrés, fleurs, etc.) assez rentables.

Un des seuls critères simples permettant de discerner l'inclusion authentique de la contrefaçon est le hâle blanc qui entoure continuellement l'inclusion organique qui a fossilisé dans la résine. Les faussaires ne savent pas reproduire cette marque des Ambres authentiques. Le hâle blanc (ou voile) qui entoure l'insecte est le résultat d'un dégazage qui produit d'infimes bulles de gaz dans la matrice. Ce critère semble infaillible, même pour déjouer une contrefaçon très perfectionnée.

Ambres célèbres :

ARCHEOLOGIE :

Un des plus grands morceaux trouvés jusqu’ici pesait près de 20 kg.

Le dépôt de Wroclaw, en Pologne, daté de l'âge de Fer, a livré 1.500 Kg d'Ambre brut répartis dans plusieurs fosses.

La découverte archéologique certainement la plus étonnante est celle du dépôt de Juodkrante - ex Schwarzort - en Lituanie, dépôt mis à jour à la fin du siècle dernier à une profondeur située entre 6 et 11 m, dans une carrière d'exploitation d'Ambre. (R. Klebs 1882). Ce dépôt a fourni 434 pièces archéologiques dont une figurine, devenue très célèbre.

Mais il y en à tant d'autres......20 pages d'analyses pour chaque pierre et qui finissent par de jolies photos






Voilà mais il y a temps de chose a dire que je ne sais pas si cela serait possible sur ce forum

Bizous a bientôt

avatar
Angelmouse
adepte

Féminin
Cancer Tigre
Nombre de messages : 82
Localisation : Sud-Ouest Landes
Réputation : 14

Revenir en haut Aller en bas

Re: L' Ambre résine de la Terre

Message  Rubis le Ven 8 Juil - 13:09

Superbe Angelmouse,
Merci encore pour cette belle participation au profit du plus grand nombre, ce sont des jolies pages...
Combien ta contribution est chaleureuse !
Dans la beauté


avatar
Rubis
passionné

Féminin
Nombre de messages : 760
Réputation : 60

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum