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Consulter le Yi Jing avec les textes Richard Wilhelm ou Cyrille Javary et Pierre Faure - Quelle version choisir

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Consulter le Yi Jing avec les textes Richard Wilhelm ou Cyrille Javary et Pierre Faure - Quelle version choisir

Message  Tchoungfou le Lun 17 Jan - 22:18

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Bonsoir

Les personnes qui pratiques savent qu'il existe de nombreuses traductions pour lire les 64 hexagrammes du Yi jing.

Nous avons d'ailleurs placée une version sur le forum (*), volontairement pas la plus compliquée à apprendre pour permettre aux nouveaux de lire le Yi king avec plus de facilité !
(*) version écrite je crois par un Vietnamien dont je ne connais le nom et que nous remercions pour ces textes.

Personnellement j'utilise 4 versions différentes du yi jing, dont celle du forum que j'aime bien car synthétique, mais aussi celle de Richard Wilhelm qui est celle couramment cité sur les sites spécialisés ou feng shui anglo saxon et Français

Alors nous avons un nouveau membre qui utilise la version de Cyrile Javary et Pierre Faure. Par ici dans le monde métaphysique bazi on a plutôt tendance à citer Richard Wilhelm (même sur les sites de feng shui anglais) !
Ce serait pas mal d'ouvrir un post (ou je peux le faire sur demande) dans la rubrique yi jing pour comparer sur un hexagramme la différence d'approche. J'avais lu de mémoire je ne sais plus ou que l'un est plus intérrogatif et l'autre pousse plus a l'action immédiate. Mais je ne connais pas le texte Javary en fait.


Donc voilà je lance ce post de comparaison d'auteur sur leur façon de faire l'interprétation.
Si vous avez une quelconques expérience dans ce domaine vous pouvez y ajouter votre commentaire.

Le plus simple ne serait il pas de simplement écrire le texte de chaque auteur pour 1 hexagramme ? Aller au hasard je propose "61 TCHOUNG FOU : La vérité intérieure"

ps: vous pouvez acheter chacun de ces textes en librairie pour ceux qui veulent un livre papier plus pratique, mais pour l'exemple on peut trouver facilement la version Wilhelm sur le net. Donc je vais publier Tchoungfou dans un prochain post . . . à suivre !





Hexagramme 61 "Tchoung Fou / La Vérité Intérieure"

En haut Souen : Le Doux, le Vent.
En bas Touei : Le Joyeux, le Lac.

Le vent souffle sur le lac et meut la surface de l'eau Ainsi se manifestent les effets visibles de l'invisible. L'hexagramme se compose de traits pleins dans ses parties supérieure et inférieure, tandis qu'au centre il est libre. Cela indique un cœur libre de préjugés et, par suite, capable d'accueillir la vérité. Par contre, chacun des trigrammes a un trait plein en son centre. Ainsi se trouve traduite la force de la vérité intérieure dans les effets qu'elle opère. Les propriétés des trigrammes sont : en haut, la douceur, la complaisance envers les inférieurs; en bas, la joie dans l'obéissance aux supérieurs. De telles dispositions créent la base d'une confiance réciproque qui rend le progrès possible. Le caractère fou (vérité) est en fait l'image d'une patte d'oiseau au-dessus d'un oisillon. Il contient l'idée de la couvaison. L'oeuf est creux. La vertu vivifiante du principe lumineux doit agir de l'extérieur. Mais il est nécessaire qu'un germe de vie existe déjà à l'intérieur pour qu'on puisse y éveiller la vie. A ces idées sont rattachées des spéculations de grande portée.

Le Jugement

LA VÉRITÉ INTÉRIEURE.
Porc et poisson. Fortune.
Il est avantageux de traverser les grandes eaux.
La persévérance est avantageuse.

Le porc et le poisson sont les animaux les moins spirituels et, par suite, les plus difficiles à influencer. La force de la vérité intérieure doit avoir atteint un degré élevé avant d'étendre son action à des êtres de ce genre. Lorsqu'on se trouve en face de tels hommes récalcitrants et difficiles à influencer, tout le secret du succès consiste à trouver la voie menant jusqu'à eux. On doit commencer par acquérir une parfaite liberté intérieure à l'égard de ses propres préjugés. Il faut en quelque sorte laisser la psyché de l'autre agir sur soi sans prévention; on se rend par là intérieurement proche de l'interlocuteur, on le comprend et l'on reçoit pouvoir sur lui, si bien que la force de notre personne, empruntant la porte ainsi ouverte, acquiert de "influence sur l'autre. Quand, de cette manière, on ne rencontre aucun obstacle qu'on ne puisse surmonter, on peut entreprendre même les affaires les plus dangereuses, telles que la traversée de grandes eaux, et ces actions seront couronnées de succès. Ce qu'il importe essentiellement de comprendre, c'est le fondement de la vérité intérieure. Elle n'est pas identique à la simple intimité ou à une solidarité secrète. Une telle solidarité intime peut également exister entre voleurs. Sans doute, même dans ce cas, elle représente une force. Mais elle ne conduit pas à la fortune, car elle n'est pas invincible. Toutes les alliances fondées sur la communauté d'intérêts valent seulement jusqu'à un certain point. Là où cesse cette communauté, l'alliance s'arrête également et l'amitié la plus intime se change souvent en haine. Ce n'est que là où le fondement réside dans la droiture et la fermeté que le lien demeure assez robuste pour vaincre toutes les forces contraires.

L'Image
Au-dessus du lac est le vent :
Image de la VÉRITÉ INTÉRIEURE.
Ainsi l'homme noble débat les affaires criminelles pour retarder l'exécution des peines.

Le vent meut l'eau parce qu'il peut pénétrer en elle. Ainsi l'homme noble, lorsqu'il doit juger les fautes des hommes, cherche à en pénétrer avec beaucoup de compréhension le sens intérieur et à se former ainsi un jugement plein de sympathie sur les circonstances. Dans l'ancienne Chine, l'administration de la justice tout entière était fondée sur ce principe. La suprême compréhension qui sait pardonner était considérée comme la suprême justice. Une telle attitude ne demeurait pas stérile, car elle visait à causer une telle impression morale qu'un abus d'une pareille mansuétude n'était pas à redouter. C'est qu'elle ne provenait pas de la faiblesse, mais d'une clarté supérieure.


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Re: Consulter le Yi Jing avec les textes Richard Wilhelm ou Cyrille Javary et Pierre Faure - Quelle version choisir

Message  Tchoungfou le Lun 17 Jan - 22:27

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les commentaires sur hexagramme 61 - version Wilhelm Perrot

Ce qui caractérise le présent hexagramme est son vide central. C'est pourquoi le six à la troisième place et le six à la quatrième place sont les maîtres constituants de l'hexagramme. Toutefois, à un autre point de vue, la vérité dépend du fait que le centre est réel; c'est pourquoi le neuf à la deuxième place et le neuf à la cinquième place sont les maîtres gouvernants.
Puisqu'en outre l'idée de base est qu'un royaume est transformé dans son intégralité par la force de la vérité intérieure, la place d'honneur est nécessaire pour une telle entreprise. Par suite le véritable maître de l'hexagramme est le neuf à la cinquième place.
Par le fait qu'elles sont limitées, les choses sont rendues authentiques.
C'est pourquoi vient ensuite l'hexagramme LA VERITE INTERIEURE.

LA VERITE INTERIEURE signifie l'authenticité
Cet hexagramme, comme les deux qui précèdent, a une structure interne fermée. Il diffère d'eux en ce que ses deux traits extrêmes sont forts. La fille aînée et la plus jeune fille sont ici dans leur position convenable, c'est pourquoi la confiance mutuelle n'est pas troublée.
Les attributs des trigrammes sont bien harmonisés : la douceur est en haut, la gaîté, en. bas, et les trigrammes nucléaires sont le repos et le mouvement. En outre, la structure entière de l'hexagramme est très harmonieuse et symétrique : les traits malléables sont à l'intérieur et les traits fermes à l'extérieur. Ce sont là autant de circonstances favorables; c'est pourquoi l'hexagramme est accompagné d'un jugement hautement favorable.

VERITE INTERIEURE. Porc et poisson. Fortune.
Il est avantageux de traverser les grandes eaux.
La persévérance est avantageuse.

VERITE INTERIEURE. Les malléables sont dedans, pourtant les forts tiennent le centre.
Joyeux et doux : ainsi en vérité le pays est transformé.
« Porc et poisson. Fortune ».
Le pouvoir de la confiance s'étend même aux porcs et aux poissons.
« Il est avantageux de traverser les grandes eaux ».
On utilise le creux d'une barque en bois.
Vérité intérieure et persévérance pour favoriser : ainsi on est en accord avec le ciel.

Les malléables à l'intérieur sont le troisième et le quatrième traits. Le fort au centre dans les deux trigrammes sont le deuxième trait et le cinquième. Les traits malléables au centre du trigramme créent un espace vide. Ce vide du coeur, cette humilité sont nécessaires pour attirer ce qui est bon. Pourtant la fermeté et la force centrales sont requises pour assurer l'authenticité essentielle. Ainsi la structure (e base de l'hexagramme est une combinaison de malléabilité et de fermeté.
La gaîté et la douceur sont les attributs des deux premiers trigrammes: Touei signifie la gaîté éprouvée à suivre le bien et Souen, la pénétration dans le coeur des hommes. De cette manière on établit la fondation de la confiance nécessaire en vue de la transformation d'un pays Le porc et le poisson sont les moins intelligentes de toutes les créatures. Lorsque même de telles créatures sont influencées, cela signifie la grande puissance de la vérité
Le bois et l'eau, le bois et une cavité creuse sont interprétés comme l'image d'un bateau à l'aide duquel le grand fleuve peut être traversé

Le vent au-dessus du lac : image de la VERITE Intérieure.
Ainsi l'homme noble débat les affaires criminelles pour retarder l'exécution des peines.

Touei est l'image de la bouche, par suite la discussion.
Souen est le doux, par suite le retard des exécutions.
Dans d'autres hexagrammes Souen signifie également des ordres. La mise à mort et le jugement sont des attributs de Touei.

suite hexagramme 61 - version Wilhelm Perrot - description des niveaux


Trait inférieur
Neuf au commencement signifie :
Etre prêt apporte la fortune.
S'il existe des arrière-pensées, cela est inquiétant.

Le point essentiel pour posséder la vérité intérieure, c'est d'être en soi-même ferme et prêt. De cette attitude intérieure découle la conduite juste dans le monde extérieur. Si par contre quelqu'un voulait cultiver des relations secrètes de nature particulière, cela le priverait de son autonomie intérieure, et plus il se sentirait confirmé dans le sentiment de trouver un appui dans les autres, plus cela entraînerait pour lui inquiétude et souci, quand il se demanderait si ces liens secrets peuvent réellement être sauvegardés. On perd ainsi la liberté intérieure et la force de la vérité intérieure.

Neuf au commencement :
a) Etre prêt apporte la fortune S'il existe des arrière-pensées, cela est inquiétant.
b) Le fait que le neuf au commencement est prêt apporte la fortune : la volonté n'a pas encore changé.
Le caractère rendu par « être prêt » désigne originellement le sacrifice offert le lendemain des funérailles et, par là, il acquiert le sens de préparation.
Le caractère yien « quiet, tranquille » signifie à proprement parler en réalité l'hirondelle, mais depuis l'antiquité il a également été employé de façon continue dans des combinaisons, avec le sens de an, tranquille. Ce trait est fort et authentique, intérieurement serein et prêt. Sa volonté n'est pas influencée de l'extérieur. Des arrière-pensées sont suggérées par sa relation de correspondance avec le six à la quatrième place.
Mais dans l'hexagramme de la vérité intérieure il ne doit pas y avoir de relations exclusives secrètes.

Second trait
Neuf à la deuxième place signifie :
Une grue criant dans l'ombre.
Son petit lui répond.
J'ai un bon gobelet.
Je le partagerai avec toi.

Il est ici question de l'influence involontaire de la nature intérieure de la personne sur des êtres qui nourrissent les mêmes dispositions. La grue n'a pas besoin de monter sur une colline élevée. Même si elle fait entendre son cri tout en demeurant entièrement cachée, son petit entend sa voix, la reconnaît et lui répond. Là où règne une humeur joyeuse, il se présentera un compagnon qui partagera un gobelet de vin avec celui qui est là. Ainsi se manifeste l'écho éveillé dans l'homme par la sympathie. Là où un sentiment s'exprime en toute sincérité et en toute pureté. là où un acte est la claire expression de la disposition intérieure, ils exercent une influence secrète au loin, et d'abord sur ceux qui sont intérieurement prêts à la recevoir. Mais ces cercles s'élargissent. La racine de toute influence se trouve à l'intérieur de l'être. Quand cela se traduit en paroles et en actes avec une sincérité et une fermeté entières, alors l'influence est grande. L'influence n'est que le reflet de ce qui sort de notre cœur. Toute volonté délibérée de produire une influence ne ferait que détruire cette influence.
Confucius dit à ce sujet : « L'homme noble demeure dans sa chambre. S'il prononce bien ses paroles, il trouve un assentiment à une distance de plus de mille milles : combien plus dans son voisinage ! Si l'homme noble demeure dans sa chambre et ne prononce pas bien ses paroles. il trouve une contradiction à une distance de plus de mille milles : combien plus dans son voisinage ! Les paroles viennent de l'essence de la personne et exercent leur influence sur les humains. Les œuvres naissent tout près et deviennent visibles au loin. Les paroles et les œuvres sont les gonds de l'homme noble et les ressorts de son arbalète. Lorsque ces gonds et ces ressorts fonctionnent, ils apportent l'honneur ou la honte. A l'aide des paroles et des œuvres, l'homme noble meut le ciel et la terre. Ne convient-il pas, dès lors, d'être prudent ? ».

Neuf à la deuxième place :
a) Une grue criant dans l'ombre. Son petit lui répond.
J'ai un bon gobelet. Je le partagerai avec toi.
a) « Son petit lui répond » : c'est l'affection émanant du fond du cœur.
La grue est un oiseau lacustre dont le cri se fait entendre à l'automne. Touei signifie lac et automne. Le trigramme nucléaire Tchen indique un penchant à appeler, d'où l'image de la grue qui appelle.
Il est au-dessous du trigramme nucléaire Ken, la montagne, dans l'ombre de deux traits yin, au centre de Touei, le lac, d'où : « dans l'ombre ». Son fils est le neuf au commencement qui est de même nature et appartient au même corps (le trigramme inférieur).
Suivant d'autres interprétations, il est relié au neuf à la cinquième place. Cette suggestion d'influence à distance acquiert un poids supplémentaire à partir des explications de Confucius. Le gobelet et l'action de boire proviennent de Touei, la bouche.


Et voilà, après le texte ci-dessus de Richard Wilhelm, il manque maintenant qu'une personne extérieur écrive ici la version Cyril Javary et Pierre Faure pour commencer la comparaison ? Si vous avez une version de Cyrille Javary n'hésitez pas à publier le texte de 61 "Tchoung Fou / La Vérité Intérieure" ici !
Ou vous pouvez déjà faire vos commentaires


Dernière édition par Tchoungfou le Dim 30 Jan - 21:23, édité 1 fois

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La traduction de Javary et Faure

Message  Chrysiridia le Lun 24 Jan - 1:38

61 JUSTE CONFIANCE
ZHONG FU
En haut VENT
En bas BRUME

Juste confiance est une marque d'une certitude. C'est la confiance qui vient du fond de soi quand, certain de se tenir à sa vraie place, on est porté à agir en parfaite adéquation avec le moment et l'entourage. C'est la force qui naît quand un cœur vide de préjugés se déploie une attitude juste et centrée. C'est la quiétude qui rend capable d'apaiser les querelles les plus vives et d'établir avec les autres des rapports sincères. Cet hexagramme, sans doute un des plus profonds du Livre des Changements, condensé des valeurs fondamentales de la spiritualité chinoise, prend tout son sens dans les relations d'échange, en montrant comment peuvent se créer les liens réunissant des temps et des mondes différents.
Son nom rassemble en deux caractères les deux idées majeures : Le Milieu, c'est à dire la justesse d'une attitude capable de mettre parfaitement en accord tous les éléments du moment présent, et la confiance, c'est à dire le sentiment d'être à sa place dans uns continuité qui porte comme un flux.
La forme de la figure donne à voir ce balancement par sa symétrie. Le ferme et le souple y sont disposés de façon circulaire, distribuées harmonieusement comme un anneau, chaque polarité se tenant au lieu de sa meilleures efficience : extériorisation yang à la périphérie, intériorisation Yin au centre. Majoritaires, les quatre traits Yang ne forment pas un bloc prépondérant, car ils sont scindés en deux groupes situés aux deux extrémités, entourant comme pour s'y ancrer les deux traits Yin regroupés au milieu de l'hexagramme. A l'image d'un cœur vide, ce dispositif crée aux deux places de l'être humain un espace libre, un lieu d'échange ouvert où convergent l'interne et l'externe, permettant un lien fluide entre Ciel et Terre.
Le texte de JUSTE CONFIANCE, dont la plupart des images - coupe à boire, anneaux qui s'enchaînent ,plaine lune - sont en analogie avec la forme circulaire qui relie le thème de l'hexagramme à son aspect, multiplie les évocations de rencontre, d'alliance et de partenariat. Son déroulement global s'organise selon la même symétrie concentrique. Les traits situés aux deux extrémités entourent les moments forts de la rencontre, comme dans un opéra le prélude et l'épilogue, le premier décrivant la préparation, le dernier la séparation. Aux deux places centrales, la confiance prédomine et va crescendo de l'appel à l'alliance : au second trait, une invite est lancée dans l'ombre, un chant d'oiseau auquel l'écho répond ; au cinquième, le seul où apparait le nom de l'hexagramme, un lien s'établit, solide comme les anneaux d'une chaîne. Aux deux places médianes enfin, celles du niveau humain, sont décrites les incertitudes de la rencontre : au troisième trait, le tohu-bohu d'une relation qui s'échauffe entre partenaires à la recherche l'un de l'autre ; au quatrième, les difficultés à tenir un attelage qui tire à hue et à dia.
Porté par le foi en l'éternité de la vie que les Chinois placent au cœur de l'existence, JUSTE CONFIANCE engage à dépasser les appréhensions et à s'engager avec une conviction telle qu'il devient possible d'aller bien au delà de ce que l'on croyait possible. La confiance en soi prend alors toute son ampleur dans la disposition à l'amitié et au partage.

IDEOGRAMMES

ZHONG : Milieu.Central.Le Milieu Juste, la juste mesure, centre droit, équilibré.Intermédiaire, médiateur, arbitre.L'intérieur.Le Cœur humain, la vie intérieure.
L'idéogramme, un des caractères les plus importants de la pansée chinoise, est expliqué depuis plus de deux mille ans comme étant la représentation d'une cible vue d'en haut (seule sa tranche apparait) qu'une flèche fichée en son centre transperce de part en part. Alors que l'épée est l'arme noble par excellence en occident, c'est en Chine de l'arc que vient toute la noblesse, qu'elle soit féodale ou morale. Dans l'Antiquité se déroulaient tous les cinq ans des concours de tir à l'arc qui réunissaient tous les nobles à la cour royale. lors de ces concours, l'épreuve la plus important était le tir en musique, forme particulièrement raffinée du maniement de l'arc? Les coups au but n'étaient décomptés que si la flèche avait atteint le centre de la cible au moment juste, c'est à dire à un moment précis de la mélodie marqué par le son du gong. La synchronicité des deux moments se vérifiait à l'oreille : au moment ou le gong résonnait (émettant le son "gonggg"), la flèche se fichait au centre de la cible (émettant alors un son que rappelle la prononciation de l'idéogramme "djonggg"). Alors celui qui avait réussi , non seulement à viser juste mais surtout à insérer son tir dans le rythme de la mélodie, montrait par là qu'il était apte à gouverner. En conséquence son mandat féodal était reconduit pour cinq ans au même niveau nobiliaire voire à un niveau supérieur. dans le cas contraire, on pouvait être rétrogradé à un rang nobiliaire inférieur; on comprend que dans un tel contexte, alors que flèche et cible sont utilisés pour évoquer l'idée de justesse, le verbe tirer à l'arc ne s'écrive ni avec tirer, ni avec arc, mais en combinant les signes du corps et du rythme. idée centrale de la pensée chinoise, le Milieu Juste n'est pas une notion géométrique, mais une attitude. la définition qu'en donne le dictionnaire de poche le plus répandu en Chine actuelle est : harmonisation des quatre directions.

FU : Fidèle, sincère, digne de foi.Avoir foi. Avoir confiance.
L'idéogramme est composé de deux éléments. En bas un caractère dont le sens est à la fois enfant et prince. La partie supérieure s'écrit maintenant avec le signe des griffes d'oiseau, mais sa forme ancienne est clairement une main humaine et représente un geste : celui d'une main se posant sur la tête d'un enfant pour la pousser doucement vers la poitrine. Ce geste a été choisi pour représenter un sentiment de confiance totale et réciproque, unissant deux êtres situés dans des générations différentes. Cette idée demeure dans les sens usuels de ce caractère, mais ce sont des sens figurés. En remontant l'origine, on trouve un sens au prime abord curieux : prisonnier. C'est un doublet, qui dérive de l'interprétation de ce caractère comme main tenant un prince (ennemi). En revanche deux composés confirment l'interprétation précédente : le mot sein d'abord, dans lequel est simplement ajoutée la forme d'un sein pour le différencier de la scène d'ensemble, et surtout le verbe, flotter, nager. Les Chinois jusque naguère détestaient la natation. Dans le contexte du Yi Jing, l'eau n'est bénéfique que sous forme de pluie, et quand il s'agit de traverser une rivière, nager n'est même pas envisagé, c'est à gué qu'il faut passer le grand fleuve (voir Jugement), cette traversée étant l'image de l'effroi maximum. Pour nager il ne faut pas craindre l'eau, mais se laisser porter par elle. Aussi le caractère signifiant nager s'écrit il en combinant le signe de l'eau et celui de la confiance. De même que l'angoisse est évoquée par l'image du sol qui se dérobe sous les pas, la confiance en l'eau sert à désigner la natation. De là découle le choix de portance, pour traduire l'idée globale de ce caractère, et celui de onde porteuse pour ses différentes apparitions en tant que formule mantique. Il est en effet utilisé quarante et une fois dans le Texte canonique, et dans une grande variété de formes, comme pour adapter cette appréciation mantique aux particularités de chaque situation.

Le tir à l'arc est la voie des justes rapports humains. C'est en lui-même que le tireur cherche la rectitude de son tir. Il ne décroche sa flèche qu'après avoir rectifié son propre comportement. Et si alors il manque le but, il n'en éprouve aucune animosité à l'égard du vainqueur mais fait retour en lui même pour y chercher les raisons de son échec. Confucius disait : "Comment le tireur peut-il, dans son tir, décocher ses flèches en suivant la cadence de la musique et atteindre sans faute le milieu de la cible ? N'est-ce pas là le fait seulement de qui est excellent ?"

TEXTE CANONIQUE

JUGEMENT
Juste Confiance
Porc et poisson
Ouverture
Profitable de passer le grand fleuve
Tenacité profitable

Les deux animaux qui symbolisent le Juste Confiance résument à eux seuls toute la spiritualité chinoise. Le porc représente les ascendants car la demi t^te de cochon était l'offrande de base du culte ancestral - à partir de là, il est l'image de tout ce qui a précédé; Le poisson représente les descendants, car un repas de mariage n'est pas concevable sans que soit servi un plat de poisson - à partir de là, il est l'image de tout ce qui suivra. Du couplage de ces deux symboles découle toute une conception de la vie, qui se manifeste dans le sentiment d'être à sa place juste dans le présent, comme un maillon vide et nécessaire dans une chine vivante d'ancêtres défunts et d'enfants à venir.
Plus généralement, cette sensation d'une position juste est à la base d'une profonde confiance et la force de passer le grand fleuve, c'est à dire d'aller sans crainte à la rencontre de l'autre. Cependant, comme le suggère l'absence de la mention favorisant, l'accord n'est pas acquis d'emblée : l'échange est un parcours qui nécessite patience et ténacité. Qui s'appuie sur ce qui a été pour faire advenir ce qui sera envisage le présent avec confiance.

Porc : formé avec le signe général des porcins et le caractère chair, l'idéogramme signifie en propre porcelet, cochon de lait. Bien que ce caractère, utilisé seulement ici, soit un peu différent de celui qui désigne le porc à proprement parler, porc a été préféré en raison de on assonance avec poisson, qui fait entendre la musique rythmée du texte chinois.

Poisson : Le poisson est un symbole important en Chine. Animal aquatique, il est surtout, à cause de ses myriades d'œufs, une allégorie usuelle de la multiplicité et de la fécondité Yin. Naguère encore chez les paysans pauvres du Shanxi, quand on ne pouvait pas se payer de poisson lors d'une noce, on servait quand même un plat avec un poisson en bois nappé de sauce rouge ( couleur de la joie et du mariage). Dans les deux autres hexagrammes où il apparait (23/5 et 44/2), eux aussi concernés par le Yin, il symbolise la nourriture qui permet de "tenir" pendant les périodes hivernales et l'assurance d'une fécondité.

Ouverture : appréciation mantique signalant un moment heureux où un agencement fécond du flux vital multiplie les possibilités de développement. Elle n'apparaît sous cette forme directe ( sans commentaires) que deux fois : au moment d'ALLIANCE (8/J) et de PROSPÉRITÉ (11/J)

Passer le grand fleuve : formule mantique spécifique signifiant qu'il faut oser vaincre sa peur, sortir de chez soi, se jeter à l'eau. Le moment requiert de dépasser son fonctionnement habituel et de mettre à l'épreuve ses capacités en accomplissant le pas nécessaire pour aborder à des rives nouvelles. entre porc et poisson, il faut aller au-delà d'un comportement frileux pour trouver la position juste entre deux territoires.

Ténacité profitable : formule mantique signalant que la situation, pour être fructueuse, requiert une grande capacité à endurer, à tenir avec constance, sans se laisser fatiguer par les difficultés du moment.


..... Voilà pour commencer. Reste le texte des traits .... 9 pages tout aussi riches d'enseignements sur la structure des idéogrammes, l'origine historique et culturelle des mots du texte canonique.

Je me suis commandé un exemplaire d'occasion du texte de Richard Wilhelm traduit par Etienne Perrot. Cela me permettra de chercher des écarts de compréhension encore plus parlants.

A mon sen le premier bénéfice de la version de Javary et Faure est que nous avons affaire à deux sinologues qui ont effectué un travail d'archiviste et de traduction directement à partir des textes d'origine, du chinois vers le français.
La version dont nous disposons de Richard Wilhelm est une traduction du chinois en allemand puis de l'allemand en français, avec la nécessaire déperdition qu'occasionne une double traduction.


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61 JUSTE CONFIANCE Texte des Traits

Message  Chrysiridia le Mer 26 Jan - 22:42

Traduction de Javary et Faure
61 JUSTE CONFIANCE
Texte des Traits

Au début un neuf
Se préparer ouverture
Qui en rajoute
perd la quiétude

A ce niveau d'Entrée, le processus qui s'amorce bute sur les difficultés propres à tout début. Si une rencontre suppose la remise en jeu des certitudes, elle ne doit pas aller jusqu'à entrainer l'abandon des convictions personnelles. Avant que la confiance ne puisse s'instaurer, il faut s'éprouver au contact de l'autre, sans se laisser désarçonner par les premières escarmouches, afin d'apprécier ce qui est attendu aussi bien que ce qui peut être apporté dans la relation. préserver sa quiétude est à ce stade la meilleure façon de se préparer à un échange véritable.
Correct mais situé à un niveau où l'inexpérience prédomine, ce premier trait est en correspondance avec le quatrième, où est évoqué un partenariat tendu. Cette allusion à une rencontre difficile ne doit pas empêcher de se prêter à l'échange. Que la confiance ne puisse s'improviser ne doit pas décourager : comme l'indique la présence de l'unique appréciation favorable mentionnée dans les traits, tout est ouvert à qui sait se donner le temps d'inventer l'attitude permettant la rencontre.

Se préparer : l'idéogramme de forme assez complexe, a pour sens général se préparer. Cette préparation préalable permet au milieu des DIFFICULTÉS INITIALES, de discerner les tout premiers indices du changement en cours (voir3/3).

Ouverture : appréciation mantique signalant un moment heureux où un agencement fécond du flux vital multiplie les possibilités de développement. Elle apparaît au jugement, mais c'est le seul trait où elle est citée.

Qui en rajoute : le texte comporte deux idéogrammes. Le premier est le verbe auxiliaire il y a et le second un caractère rare et vague qui signifie une autre personne ou une autre chose. Une phrase presque similaire se retrouve deux fois : s'ajoutent d'autres choses à 8/1 et en rajouter à 28/4

Perd la quiétude : le texte porte seulement une négation et un idéogramme représentant une hirondelle. Il est usuellement utilisé à la place d'un autre caractère signifiant banquet, festin, repos, loisir, tranquillité (voir 5/GI et 17/GI)

Hexagramme dérivé : hexagramme 59. DÉNOUER est un moment de crue où ce qui était figé retrouve sa liberté d'action. La perte des repères familiers offre aussi l'opportunité de se libérer des rigidités.


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Re: Consulter le Yi Jing avec les textes Richard Wilhelm ou Cyrille Javary et Pierre Faure - Quelle version choisir

Message  Admin le Ven 28 Jan - 23:56

admin a écrit:le texte ci-dessous est celui de Uranie qui a juste été coupé pour être aéré. Si vous souhaitez mettre les 4 autres lignes de cet hexagramme, peut être serait il mieux de faire 1 message séparé par "ligne, niveau, yao". Merci pour votre texte de comparaison Faure-Javary, dommage qu'il n'y ait encore personne qui est fait un petit commentaire !


Traduction de Javary et Faure -61 JUSTE CONFIANCE - Texte des Traits

Neuf en 2
Une grue se fait entendre dans l'ombre
Son joli prince lui fait écho
J'ai un bel hanap
Toi et moi renversons-le
avec prodigalité

Appel, écho, agapes, toi et moi : imagé comme un poème, tout le texte de cette ligne est invitation à l'échange. Venue du fond le plus caché - de cette ombre qui servira à nommer le Yin - une invite aussi directe que discrète retentit au loin et reçoit une réponse. C'est là une incitation à sortir du doute pour s'aventurer en confiance à la rencontre de l'autre. L'appel se double d'une proposition à boire qui résonne comme une exhortation à l'amitié et au partage.
Bien qu'il soit sans correspondance directe, ce trait est une sorte d'écho à distance de la cinquième ligne : aux gobelets évoqués ici répondent plus haut les anneaux d'une chaîne. L'analogie des deux images, proches par leur forme circulaire et leur matériau métallique, indique une progression dans la symbolique de l'union. L'invite qui se fait jour à cette place centrale du Yin reflète ces moments où, à la lisière du monde intérieur, on trouve l'assurance nécessaire pour s'élancer vers le dehors.

Grue : un oiseau extrêmement valorisé dans l'imaginaire chinois. Symbole de longévité et d'élévation, la grue deviendra la monture privilégiée des Immortels taoïstes. Elle est parfois utilisée comme symbole de l'impatience.

Se fait entendre : écrit avec le caractère oiseau et le signe de la bouche, l'idéogramme désigne le cri des animaux en général et celui des oiseaux en particulier. Son sens figuré est émettre un son, faire retentir. De nos jours, on peut le voir en Chine au bord des routes et des canaux, écrit sur le panneau de circulation indiquant l'obligation de signaler sa présence par un coup de klaxon ou de sirène. Dans le Yi jing, il n'est employé qu'ici et aux hexagrammes SE TENIR et S'ENTHOUSIASMER (voir 15/2 et 16/1)

Dans : l'idéogramme est plus fort que le simple verbe "être dans". Signifiant être en un lieu, être présent dans, être en train de, il souligne un fort rapport entre la présence et le lieu de la présence. Dans le contexte du Yi jing, il est le plus souvent mis en relation avec des lieux assez Yin, et cité à des places paires.

Ombre : l'idéogramme a pour sens propre ubac, versant ombreux, temps couvert. mais c'est aussi celui qui sera choisi, à partir de la rédaction du grand Commentaire, pour écrire le concept de Yin. Il n'apparait qu'ici dans le texte canonique ( le caractère Yang n'y est pas mentionné)

Joli prince : le texte porte un seul idéogramme qui signifie à la fois enfant et prince. La majorité des commentateurs tant chinois qu'étrangers choisissent le sens de enfant, pensant au petit de la grue citée à la phrase précédente et à la symbolique attachée au nom de l'hexagramme ( voir Idéogrammes, confiance). Petit, qui convient aussi bien pour les animaux que pour les enfants, est alors commenté comme une image de la relation de confiance entre mère et enfant. ce point de vue est majoritaire depuis les han, sans doute parce qu'il permettait un commentaire aussi chaste que prude. En effet, dès lors qu'on envisage qu'il puise s'agir d'un prince, ce n'est plus une maternité qui est évoquée, mais un chant d'amour, une invite sans équivoque comme il s'en trouve dans le Livre des Odes. Joli prince qui vaut pour un enfant comme pour un amant, joue sur ce double sens. Cependant, qu'il désigne un enfant ou un jeune prince, ce caractère n'est employé dans le Yi Jing qu'associé aux traits inférieurs des hexagrammes, au début des situations qu'ils décrivent, comme un signe de devenir.

Fait écho : écrit avec le caractère bouche et le signe général des céréales, l'idéogramme désignant à l'origine les chants alternés des paysans qui, travaillant dans les champs, se répondaient de deux rangs en deux rangs, comme nos chants "en canon". il signifie concorder, harmoniser, s'accorder, paix, aller de pair, aller ensemble, etc. (voir aussi 58/1, harmonisant).

J'ai : le texte porte deux idéogrammes, le verbe avoir (voir il y a ligne 1) et un caractère qui signifie je, moi, me en tant que pronom personnel et mon,ma, mes en tant qu'adjectif possessif. Cette phrase, comme toutes celles comportant un pronom personnel, pose la question de savoir qui parle à la première personne dans le yi jing. Parfois il s'agit du Roi Wen lui-même (voir 9/J ou 62/5) parfois, comme ici, l'attribution est moins claire. Es ce la grue qui appelle ainsi dans l'ombre ou bien son joli prince qui lui répond ? la seule certitude est qu'il y a un appel et une invite à boire.

Bel : formé par la combinaison des signes femme et enfant (prince), l'idéogramme est un des caractères les plus employés de la langue chinoise pour exprimer tout ce qui est bon et bien. La forme de contentement qu'il donne à voir le rapproche de l'apaisement apporté par la présence d'une femme sous le toit du fils aîné (voir 2/J). dans le yi Jing, il n'est cité qu'une autre fois, pour qualifier la RETRAITE quand elle commence à devenir fructueuse (voir 33/4 bonifiante).

Hanap : aussi inusuel en chinois que hanap en français, l'idéogramme était le nom type de coupe à boire en bronze, haute sur pied et en forme d'oiseau, utilisée dans les banquets féodaux (durant lesquels on communiquait entre vivants, et non avec les défunts comme dans l'hexagramme opposé, voir 62/2). Ce terme est devenu par la suite une appellation nobiliaire générale équivalente à "noble sire". hanap, qui est le nom d'une ancienne coupe elle aussi haute et métallique, a été choisi pour sa consonance médiévale et en raison de cette analogie de forme.

Toi : l'idéogramme est obscur. représentant semble-t-il à l'origine un outil pour carder la soie, se prononçant comme deux et oreilles, il est très tôt marque de la seconde personne, de tutoiement familier ou condescendant, mais il peut aussi avoir un sens démonstratif (cette, ces). il renforce l'idée de partenariat et de couplage.

Et : bien plus qu'une simple conjonction de coordination, l'idéogramme employé est une copule, au sens le plus fort du terme. formé à l'origine avec le signe cuillère (voir 51/J), spécifiée comme étant retournée, donc versée (d'où son premier sens donner), le caractère s'est amplifié pour décrire un désir puissant d'union féconde? il est toujours très usuel dans le sens de ensemble, avec, et, unir, aider, s'associer, donner, faire que, etc. manifeste ici, ce sens s'exprime au niveau symbolique dans l'union du ciel et du feu qui produit S'ENTENDRE AVEC TOUS ( voir 13/GI) et la désunion du ciel et de l'eau qui produit PLAIDER SA CAUSE (voir 6/GI)

Moi : l'idéogramme, formé du signe de la bouche, dans le sens de rassemblement (voir 27/I) et du chiffre cinq, marque du centre, est une forme tombée en désuétude du pronom personnel à la première personne utilisé à la phrase précédente.

Renversons-le avec prodigalité : rare et complexe, l'idéogramme est généralement utilisé pour son sens grammatical de négation. Cet usage vient de son sens propre d'origine courbé vers la terre, renversé, devenu au figuré prodigue, dépensier, somptueux.

Hexagramme dérivé : hexagramme 42 AUGMENTER est un moment de bouillonnement et de montée en puissance qui accroit les potentiels et offre l'opportunité de réaménager les forces en présence.

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Re: Consulter le Yi Jing avec les textes Richard Wilhelm ou Cyrille Javary et Pierre Faure - Quelle version choisir

Message  Tchoungfou le Dim 30 Jan - 20:08

Uranie a écrit:Traduction de Javary et Faure

Bonsoir Uranie, et merci d'avoir recopié la description de l'hexagramme 61.

Cela permettra à chacun de comparer avec Wilhelm. Si vous avez le temps ce serait bien de recopier aussi les traits en 3, 4, 5, et 6 ?

Mais j'ai été étonné par la longueur du descriptif très détaillé. N'existe t il pas une autre version plus courte de Javary-Faure ?

En fait, je n'ai pas répondu plus tôt car je ne me suis personnellement pas senti à l'aise avec ce texte. Je pense que je le trouve trop long (opinion personnelle) pour faire des tirages de tous les jours.

Parfois il m'arrive de tirer le Yi King juste sur des questions simple, et j'utilise dans ce cas le texte court disponible sur le forum. Cela donne juste une émotion comme le parfum d'une rose dont on voudrait juste profiter sans devoir la décortiquer pour voir comment elle est faite au microscope.

Maintenant, c'est sur, que lorsque je regarde une question plus importante, j'utilise alors des versions de textes plus complètes, et la version Wilhelm (la plus longue que je pratiquait) en dernier ressort.

J'aurai tendance à dire que si j'avais la version Javary-Faure je la laisserai posé sur une étagère comme une sorte de gros dictionnaire a utiliser seulement pour les cas les plus difficiles. (avis personnelle bien sur, d'autres feront autrement)

Je regarderai, à tête reposé, plus en détail ce texte (si vous le mettez en entier) pour le comparer entre wilhelm et Javary. Il me semble qu'il ne décrit pas tout à fait avec la même approche l'hexagramme ! !

Bonne soirée

ps: l'avis d'autres membres seraient aussi le bienvenue, bien sur ! ! !

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