Introduction Chronique Taoiste

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Introduction Chronique Taoiste

Message  Tchoungfou le Mar 12 Aoû - 10:19

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Bienvenue

Bonjour et merci de prendre le temps de visiter ce site !! Ce site a pour objectif de faire découvrir à celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, une philosophie, un art de vivre, transmis de génération en génération depuis les temps les plus reculés de la civilisation chinoise. Vous trouverez sur la page "Bibliothèque" la liste des ouvrages qui ont permis la création de ce site.
site: http://chroniquestaoistes.free.fr


Le taoïsme

Taoïsme (définition du dictionnaire) : Religion populaire de la Chine, amalgame du culte des esprits de la nature et des ancètres, des doctrines de Lao Tseu et des croyances diverses. Religieux, le taoïsme l'a été, mais dans ses développements tardifs, après que l'esprit de l'homme et le cours du temps lui eurent apporté leur lot de modifications, d'adjonctions, voire d'altérations pour aboutir à l'amalgame signalé par le dictionnaire. Le taoïsme religieux est apparu en Chine sous la forme de sectes. Il se propagea d'abord dans deux sectes principales, celle des Maîtres Célestes et celle des Turbans Jaunes. Le véritable fondateur de la "religion taoïste" fut un certain Tchang Ling, mieux connu sous le nom de Tchang Tao Ling. Il fonda la secte dite "des cinq boisseaux" Ensuite, le taoïsme devint religion officielle pour freiner l'essor du bouddhisme.


Le taoïsme originel

En réalité, le taoïsme originel ne fut pas une religion, mais bel et bien une "métaphysique" et se rattache en temps que tel à la grande tradition primordiale. Il fut une connaissance, la plus haute de toutes les connaissances, dont l'absolu était l'objet, le TAO pour les Chinois. La lointaine époque de l' Empereur Jaune (portrait ci-contre), qui avait révélé la doctrine à son peuple, gardait encore la mémoire de l'Age d'Or, où tous les êtres vivaient dans une parfaite concorde, en harmonie avec la nature dont ils respectaient fidèlement les rythmes. LaoTseu, Lie Tseu, Tchouang Tseu furent après l'Empereur Jaune, les dépositaires de l'esprit du Tao. Leurs œuvres géniales contiennent, dans sa pureté originelle, le message de la tradition.


La voie et la vertu

TAO en chinois signifie voie, chemin... Aucune définition, aussi précise et complète quelle soit, ne peut expliquer ou définir ce qu'est le TAO. Chacun d'entre nous possède le TAO, il appartient à chacun d'entre nous de découvrir ce qu'il peut apporter, liberté, bonheur, longévité, éternité... Le TAO est universel ; mais il y a aussi le TE qui signifie "puissance", "vertu" qui est le pouvoir propre à la nature de chaque chose ou de chaque être. Le TAO est ce qu'il y a de plus simple dans l'univers. L'homme ne devrait s'éloigner ni du TAO ni de son TE.

Harmonie avec soi-même... Harmonie avec les autres personnes... Harmonie avec la nature... Chacun de nous est une partie intégrante de l'univers. La lecture des textes anciens nous apprend beaucoup sur nous même, sur la vie, sur nos rapports quotidiens avec les autres personnes. Ils nous montrent bien souvent les erreurs que nous commettons et prouvent, malgré les années passées, qu'ils sont toujours d'actualité. Nous sommes notre premier et principal ennemi. (notre EGO) Pour rejoindre le TAO, la méditation solitaire est indispensable. Elle permet d'échapper à la civilisation et à la culture qui cachent et déforment la véritable nature de toute chose.

En aucun cas ces quelques lignes ne peuvent définir le TAO, il est partout, en chaque être, en chaque chose, découvrez-le, aidez-vous des écrits laissés par les Maîtres anciens. Je vous souhaite un merveilleux voyage dans l'univers du TAO

Le taoïsme, un art de vivre à travers un art de penser


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Lao tseu

Message  Tchoungfou le Mar 12 Aoû - 14:18

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Un peu d'histoire


Contemporain de Confucius et de Bouddha, Lao Tseu est sûrement le personnage le plus mythique du taoïsme. Il est considéré comme le père fondateur du taoïsme. "Lao" et "Tseu" signifient respectivement "vieux" et "nourrisson". La légende raconte que, dès sa naissance, le personnage avait tellement réfléchi que ses cheveux en étaient devenus tout blanc.

Il vécut environ 600 ans avant Jésus Christ dans la province actuelle du Honan où il occupait la charge d'archiviste à la Cour impériale. Lorsque la situation politique s'aggrava, Lao Tseu dut se retirer. Lorsqu'il fut parvenu à la frontière, à la passe de Han Kou, monté sur un boeuf noir, le garde-frontière Yin Hi lui aurait demandé quelque chose d'écrit. Sur ce, il aurait couché par écrit le "Tao Te King", qui comporte 5000 caractères chinois et le lui aurait laissé.


Le Tao Te King

"Tao Te King", est habituellement traduit par "livre de la voie et de la vertu.
Le terme King, nom générique des ouvrages de grande noblesse, évoque ce qui se transmet, comme sur un fil de soie, au long des générations et porte l'empreinte de la tradition.

Ensuite il serait parti en Inde où il aurait rencontré Bouddha. La légende raconte qu'il serait devenu son Maître et initiateur. Le "Tao Te King" ne se raconte pas, ne s'explique pas, ne se disserte pas, chacun y puisera à volonté tout ce dont il a besoin, chacun l'interprétera selon son état d'esprit du moment.

Les paroles sincères manquent souvent d'élégance ; les paroles élégantes sont rarement sincères.

Quelques extraits

De la Voie (Tao)
Le Tao est comme un vase que l'usage ne remplit jamais. Il est pareil à un gouffre, origine de toute chose du monde. il émousse tout tranchant, il dénoue tout écheveau, il fusionne toutes lumières, il unifie toutes poussières, il semble très profond, il paraît durer toujours. Fils d'un je ne sais qui il doit être l'aïeul des dieux.

De la Vertu (Te)
Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau, Mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse Et rien ne saurait la remplacer. La faiblesse a raison de la force; la souplesse a raison de la dureté. Tout le monde le sait mais personne ne peut le mettre en pratique.
Ainsi le saint a-t-il dit : Accepter toutes les immondices du royaume, C'est être le seigneur du sol et des céréales. Accepter les maux du royaume c'est être le monarque de l'univers. Les paroles de Vérité semblent paradoxales.


Autres textes

Si les fleuves et les mers règnent sur tous les ruisseaux, c'est parce qu'ils savent toujours se tenir plus bas qu'eux. Voilà pourquoi ils règnent sur les ruisseaux. Par suite, le Sage : S'il veut être au dessus de son peuple, se met en paroles au-dessous de lui. S'il veut se tenir en tête du peuple, il se met en retrait. Par suite : Il reste éminent et les gens ne sentent pas son poids. Il se maintient à la première place et les gens ne se sentent pas blessés. Et en outre : Le monde entier veut le porter en avant et ne cesse de le vouloir. Comme jamais il ne lutte, nul au monde ne saurait se faire son rival.


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Tchouang Tseu

Message  Tchoungfou le Mar 12 Aoû - 14:36

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Un peu d'histoire

Maître TCHOUANG vécut entre 300 et 400 ans avant Jésus Christ. Originaire de la ville de Mong dans l'état de Song, il avait été fonctionnaire d'une manufacture de laque. Ayant méprisé toute fonction publique, il vécut dans l'obscurité qu'il avait voulue, et ne suivit que l'élan de son coeur.

Savoir ce contre quoi on ne peut rien et l'accepter comme sa destinée, voilà la vertu suprême.

La Proposition

Alors que Tchouang Tseu pêchait à la ligne dans la rivière de P'ou, le Roi de Tch'ou envoya deux de ses grands officiers pour lui faire des avances.
- Les deux officiers
"Notre Prince désirerait vous confier la charge de son territoire."
- Tchouang Tseu
"J'ai entendu dire qu'il y a à Tch'ou une tortue sacrée morte depuis trois mille ans. Votre Roi conserve sa carapace dans un panier enveloppé d'un linge, dans le haut du temple de ses ancètres. Dites-moi si cette tortue aurait préfèré vivre en traînant sa queue dans la boue ?"
- Les deux officiers
"Elle aurait préfèré vivre en traînant sa queue dans la boue"
- Tchouang Tseu
"Allez-vous-en ! Je préfère moi aussi traîner ma queue dans la boue."


L'Oeuvre de TCHOUANG TSEU

L'oeuvre de Tchouang Tseu est un pilier du Taoïsme, elle est considérée comme l'une des plus riche et des plus complexe que nous ait léguée la Chine. Citation de Jacques PIMPANEAU (Orientaliste) : "Il devrait être interdit de lire Tchouang Tseu avant trente ans, car dans la vie, il faut avoir lu certains livres et Tchouang Tseu est un ouvrage si merveilleux que tous les autres ensuite paraissent bien décevants."


Le rêve du papillon

Jadis, Tchouang Tseu (alias Tchang Tcheou) rêva qu'il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu'il était Tcheou lui-même. Brusquement il s'éveilla et s'aperçut avec étonnement qu'il était Tcheou. Il ne sut plus si c'était Tcheou rêvant qu'il était un papillon, ou un papillon rêvant qu'il était Tcheou. C'est là ce qu'on appelle le changement des êtres.


Pour méditer

Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense. Bien que l'intelligence de l'homme ne pénètre qu'une parcelle de la vérité totale, c'est par ce qu'elle ne pénètre pas que l'homme peut comprendre ce qu'est le ciel.


La mort

La femme de Tchouang Tseu étant morte, Houei Tseu s'en fut lui offrir ses condoléances. Il trouva Tchouang Tseu assis les jambes écartées en forme de van et chantant la mesure sur une écuelle. Houei Tseu lui dit :"Que vous ne pleuriez pas la mort de celle qui fut la compagne de votre vie et qui éleva vos enfants, c'est déjà assez, mais que vous chantiez en battant l'écuelle, c'est trop fort !

Du tout, dit Tchouang Tseu. Au moment de sa mort, je fus naturellement affecté un instant, mais réfléchissant sur le commencement, je découvris qu'à l'origine elle n'avait pas de vie ; non seulement elle n'avait pas de vie, mais pas même de forme ; non seulement pas de forme, mais même pas de souffle. Quelque chose de fuyant et d'insaisissable se transforme en souffle, le souffle en forme, la forme en vie, et maintenant voici que la vie se transforme en mort. Tout cela ressemble à la succession des quatre saisons de l'année. En ce moment, ma femme est couchée tranquillement dans la grande maison. Si je me lamentais en sanglotant bruyamment, cela signifierait que je ne comprends pas le cours du destin. C'est pourquoi je m'abstiens."


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Lie Tseu

Message  Tchoungfou le Mar 12 Aoû - 15:15

. Extraits du livre "Le Vrai Classique du Vide Parfait" (voir bibliothèque)

Un peu d'histoire

Lie Tseu ou Lie Yu K'eou est l'auteur du "Tchoung hiutchen King", qu'on peut traduire par le "Vrai Classique du Vide Parfait". Le titre date seulement de 732 après Jésus-Christ et il eut l'honneur d'un édit impérial qui fixait ainsi définitivement son appelation. La biographie de notre auteur n'est pas riche en renseignements ; la majeure partie provient du livre même où nous sont décries presque entièrement ses conditions de vie, depuis l'époque où, jeune disciple, il suivait l'enseignement d'un Maître.

Cependant, au XII siècle, le lettré Kao Seu-souen et après lui, Tsiao Houng (1541-1620) devaient nier jusqu'à son existence. Ils le considéraient comme un personnage allégorique inventé par Tchouang Tseu, le dernier des grands philosophes du taoïsme classique.


Extrait du chapitre 2 : Genèse des mondes

Maître Lie Tseu dit :"Les anciens *cheng-jen voyaient dans lumière et ténèbres (Yang et Yin) les principes régulateurs du monde. Or, tout ce qui a un corps naît de l'incorporel : ainsi d'où serait né le monde ? C'est pourquoi je dis : il y eut une grande Mutation, un grand Commencement, une grande Genèse, une grande Création Originelle.

La Mutation (est l'état dans lequel) la force ne se manifeste pas encore. Le grand Commencement est la genèse de la force. De la grande Genèse naît la forme. La matière jaillit de la grande Création Originelle. L'état dans lequel force, forme et matière n'étaient pas encore séparées est dit Chaos. On appelle Chaos l'état dans lequel les dix mille êtres étaient confondus et ne s'étaient pas encore séparés."


Chapitre 9 : Le vide

Quelqu'un s'adressa au philosophe Lie Tseu et lui demanda : "Pourquoi tenez-vous le vide en si grande estime ?" Lie Tseu répondit : "Le vide n'a que faire de l'estime.
Si l'on veut être sans nom, rien ne vaut le silence, rien ne vaut le vide. Par le silence et le vide, on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures. Quand les choses de ce monde se gâtent, il y a des gens qui s'évertuent à vouloir les réparer au moyen de la vertu et des devoirs, mais bien en vain !"


Livre second Houang Ti - Chapitre 11 : Les Mouettes

Des enfants qui vivaient au bord de la mer, aimaient les mouettes. Chaque matin, ils allaient jouer avec les mouettes et d'autres mouettes arrivaient, par centaines et plus encore. Leur père leur dit : "J'ai appris que les mouettes jouent avec vous. Attrapez-en quelques-unes pour que je puisse m'amuser avec elles."
Le lendemain, quand ils allèrent au bord de la mer, les mouettes développèrent leur pantomime (dans les airs), mais sans descendre. C'est pourquoi il est dit : " Le discours parfait est sans paroles, l'acte parfait est de ne pas agir. Ce que tous les sages savent est peu profond."


Livre second - Houang Ti - Chapitre 19 : L'homme et les singes

A Song vivait un amateur de singes. Il aimait les singes et en possédait tout un troupeau. Il était capable de comprendre leurs désirs et les singes (de leur côté) comprenaient leur maître. Il restreignait sa propre nourriture pour satisfaire les singes, mais survint une disette et il dut diminuer la nourriture des animaux.

Cependant, craignant que ceux-ci ne se rebellent, il leur dit tout d'abord avec ruse : "Si je vous donnais le matin trois châtaignes et le soir quatre, cela suffirait-il ?" Tous les singes se levèrent furieux. Se ravisant, il dit alors : "Soit, vous aurez le matin quatre châtaignes et le soir trois. Sera-ce suffisant ?" Les singes se couchèrent satisfaits.

C'est ainsi que les êtres, les uns habiles, les autres sots, se dupent les uns les autres. Le chen-jen dupe, grâce à son intelligence, la foule des sots de la même façon que fit l'amateur de singes qui dupa ceux-ci. Sans changer le nom ni la chose, il sut les rendre furieux, puis joyeux.


Livre sixième - Sur le destin - Chapitre 13 : Comme avant

Parmi les gens de Wei vivait un homme du nom de Wou de Tong-men. La mort de son fils ne l'affligea en aucune façon. L'intendant de sa maison lui dit : "Nulle part dans le monde, on ne trouverait personne qui aimât autant que vous votre fils et, maintenant qu'il est mort, vous n'en ressentez aucune tristesse.
Est-ce possible ?" Wou de Tong-men dit : "Il y eut un temps où je n'avais pas de fils : à cette époque, je ne ressentais aucune tristesse. Maintenant mon fils est mort : je suis revenu de nouveau au temps où je n'avais pas d'enfant. Pourquoi serais-je triste ?"


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Les traités du Huainan zi

Message  Tchoungfou le Mar 12 Aoû - 15:38

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Le Huainan zi


Le Huainan zi, dans sa version originale, est composé de vingt traités. L'ouvrage traduit en français rassemble cinq traités choisis qui forment les chapitres -1-7-11-13- et 18. Chaque chapitre est présenté par une analyse de contenu, mais en dégageant les lignes maîtresses qui lui permettent d'avoir une signification d'ensemble. L'ouvrage est enrichi d'une traduction de la préface de Gao You et non moins important, la partie la plus substantielle du sommaire (chap. 21) :


le yaolüe (Le yaolüe est très postérieur au texte principal du Huainan zi. Sa rédaction définitive est sans doute due à Gao You). Gao You, dont les dates ne sont pas connues avec certitude, est un des grands érudits des Han postérieurs.


Aux lecteurs

En 200 avant J.-C., l'Empire chinois a déjà été établi ; son fondateur tyrannique et mégalomane n'a pas eu un véritable successeur. Mais une nouvelle dynastie, celle de la famille Liu, sous le nom de Han, a eu le temps d'asseoir son autorité. Alors, dans le petit royaume vassal qui occupe une partie du bassin de la rivière Huai, le prince Liu An et ses amis composent cette oeuvre que nous appelons le Huainan zi.




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Les traités du Huainan zi

Message  Tchoungfou le Lun 22 Nov - 22:22

. . . oeuvre que nous appelons le Huainan zi.


Préface de Gao You : Extrait

Dès sa jeunesse, An se montra un esprit brillant et plein de talent ; il excellait dans ses compositions littéraires. L'Empereur se comportait comme son oncle et lui écrivait souvent pour l'inviter à la cour. Xiaowen (l'Empereur), qui le tenait en grande estime, lui commanda un fu (Genre littéraire, à cette époque proche d'une poésie savante), sur le modèle du Lisao ;
reçue à l'aube, la demande était satisfaite à l'heure de la collation du matin, et l'Empereur, enchanté du poème, le serra dans sa bibliothèque privée. Une multitude de magiciens accouraient à lui de tout l'empire. C'est alors que l'on vit venir notamment Su Fei, Li Shang, Zuo Wu, Tian You, Lei Bei, Mao Pei, Wu Bei, Jin Chang ;
vinrent aussi les lettrés de la Grande Montagne et de la Petite Montagne. Ensemble on discutait et dissertait de la Voie et de la Vertu, on esquissait un système général des vertus d'Humanité et de Respect des devoirs. C'est ainsi que fut composé le Huainan zi.


Traité 1- Le Tao originel - Extrait

Ainsi, Celui qui possède le Tao,
Plie son vouloir pour des oeuvres puissantes,
Vide son coeur pour des réponses appropriées.
Par "plier son vouloir" et par oeuvres puissantes",
J'entends une douceur feutrée, un calme paisible,
Qui se cachent dans des "je n'oserais",
Qui opèrent avec des "j'en suis bien incapable".
Il est tranquille, sans préoccupations ;
S'il passe à l'action, c'est au moment opportun,
En accompagnant les Dix mille êtres,
Exécutant avec eux les tours de la ronde,
Se refusant à prendre les devants,
Simplement prêt à répondre à la sollicitation.



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Les traités du Huainan zi

Message  Tchoungfou le Lun 22 Nov - 22:22

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Traité 7- Les esprits légers et subtils - Extrait

En l'homme, la colère violente fait éclater le Yin,
Une joie trop vive fait s'effronder le Yang ;
L'affliction profonde fait s'écrouler l'interne,
La peur panique mène à la folie.
S'il faut encore éviter l'ordure et défendre sa tranquilité
Mieux aurait valu n'avoir jamais quitté l'Ancestral
Et jouir encore de la communion universelle.
Ayant l'oeil clair, mais ne regardant pas,
L'oreille fine mais n'écoutant pas,
La bouche close mais ne parlant pas,
Le coeur inerte mais demeurant sans pensée,
Il rejette l'excitation des sens
Pour faire retour au simple ;
Il repose ses esprits vitaux
Rejetant savoirs et spéculations.
Eveillé, mais comme endormi,
Vivant, mais comme mort,
Pour finir par retourner à la racine.
Le temps qui précède la naissance
Et celui du déroulement de la vie,
En substance, ne font qu'un.
Mort et vie, en substance, sont Un.



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Traité - Le Huainan zi

Message  Tchoungfou le Lun 22 Nov - 22:24

.Le Huainan zi


Traité 11- Que toutes les coutumes se valent - Extrait

Se laisser conduire par sa nature propre,
C'est cela le Tao ;
Et assumer pleinement cette nature reçue du Ciel,
C'est cela la Vertu.
Quand cette nature fut perdue,
On donna de la valeur à l'Humanité
Et quand le Tao fut perdu, au Respect des devoirs.
Hunanité et Devoirs une fois établis,
Ni le Tao ni sa Vertu ne se retrouvent plus.
Rites et Musique n'étant plus que parade,
La Pureté et le Brut disparaissent.
On détermine le vrai et le faux
Et les Cent familles s'y perdent.
Le grand cas que l'on fait des perles et du jade
Dresse les uns contre les autres les êtres sous le Ciel.
Voilà en quatre points
Ce que produit un siècle de décadence,
Les pratiques d'un monde sur son déclin.


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