Initiation MTC vue par Rosaria SENONER – SAVOIA

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Initiation MTC vue par Rosaria SENONER – SAVOIA

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 13:18

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MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE



.> La Médecine Traditionnelle Chinoise

.> La Théorie du Yin - Yang en médecine chinoise
... les quatre principes
... Application pratique

.> L'Acuponcture

.> MAI ZHEN - Le Pouls en Médecine Traditionnelle Chinoise

.> La Phytothérapie

.> Personnalités


.> Les Traitements de médecine traditionnelle Chinoise





Les particularités de la médecine traditionnelle chinoise

La médecine traditionnelle chinoise est souvent réduite en occident à une connaissance sommaire de l’acuponcture, c’est-à-dire à l’implantation d’aiguilles sur des points spécifiques ; elle mérite une place très particulière au sein de l’éventail disparate des médecines alternatives, déjà par le fait qu’elle est la seule médecine qui ait une existence continue, quant à ses fondements, depuis plus de deux mille ans et qui soit aujourd’hui encore, en Chine, une médecine d’état. Cet avantage lui permet d’être à la fois toujours proche des conceptions philosophiques et énergétiques dont elle est issue et de bénéficier, parallèlement, des avantages et des méthodes de validation de la science moderne.

Tout en étant ancienne et traditionnelle, elle a évolué pour s’adapter aux besoins du monde moderne. Elle est pratiquée dans des hôpitaux spécialisés et elle bénéficie d’unités de recherche scientifiques qui permettent de l’expérimenter et de la valider.

D’autre part, la médecine traditionnelle chinoise a un champ d’application très étendu, car elle est pratiquée depuis longtemps et dans le plus grand pays du monde en terme de démographie. Cela lui confère une expérience d’abord empirique, puis scientifique unique. Quel autre système médical a pu expérimenter sa pharmacopée, par exemple, depuis aussi longtemps et sur une aussi grande population ? Certaines substances sont, en effet, référencées et quotidiennement utilisées depuis deux millénaires.

Enfin, la médecine chinoise est un système complet et non simplement une technique médicale aux applications limitées. Elle a développé en sus de l’acuponcture, des techniques d’obstétrique, de massage, de chirurgie, de réanimation, elle dispose de sa propre pharmacopée qui a un spectre d’application très large, elle englobe également la diététique.

La médecine traditionnelle chinoise à l’instar de la médecine conventionnelle est un système médical complet pouvant couvrir tous les champs de la pathologie.

Il est à constater que la médecine chinoise a, comme la médecine occidentale, l’expérience d’un statut officiel et en même temps, comme la plupart des médecines alternatives, une approche plus humaniste et plus globale de l’être humain, de la santé et de la maladie.


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LA THEORIE DU YIN - YANG

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 13:28

LA THEORIE DU
YIN - YANG


L’énergie est un concept unique dont toute chose dans la vie est faite. La matière n’est rien d’autre que de l’énergie condensée. L’énergie une fois en mouvement est la Vie dans la matière. Ce mouvement de l’énergie est assuré par deux principes de polarités différentes.

Ces deux principes sont opposés, complémentaires, interdépendants et se transforment mutuellement l’un en l’autre. Leur mouvement exprime la Vie même. On retrouve le concept de l’énergie unique exprimée en deux principes mobiles, dans toutes les traditions, cependant la théorie chinoise du Qi, du Yin et du Yang est peut-être la théorie la plus complète sur le sujet.

Nous allons nous y référer et l’expliquer ici.

La théorie du Yin-Yang est une méthode de division, d’analyse et de classification des objets et des phénomènes.

Les plus anciennes mentions du Yin-Yang figurent dans le Yi Jing (livre des mutations) qui remonte à l’époque de la dynastie Zhou (1121-722 av. J.C.) : « Le Yin-Yang, c’est l’unité qui engendre la dualité » ce concept marque l’apparition de la notion de dualité issue du caractère unique de l’énergie.

Lors de la période des Printemps - Automne Chun Qiu et des Royaumes Combattants Zhang Guo (722-221 av. J.C.) la pratique de la notion du Yin-Yang s’insérait dans les sciences diverses. Suwen 5 : « Le Yin-Yang est la loi générale de l’univers, la conclusion de toutes chose, l’origine de la transformation de tout et de la croissance - destruction ». Cette notion de dualité est universelle dans le monde manifesté. L’impermanence des phénomènes et leur transformation découle des perpétuels changements d’état de l’énergie. Celle-ci peut se manifester sous une forme tour à tour substantielle (ex : la matière de l’organisme) ou énergétique (ex : les fonctions physiologiques de chaque organe).

Suivant l’étymologie, les idéogrammes chinois pour le Yin-Yang symbolisent les côtés ombragés et ensoleillés d’une colline :

Yin. Yin

Yang Yang


Représente une colline

Représente un nuage

Représente le soleil

Représente le soleil au-dessus de l’horizon

Représente les rayons de lumière


Ainsi l’idéogramme du Yin indique le côté ombragé de la colline, tandis que l’idéogramme du Yang indique le côté ensoleillé de la colline. Par extension, la lumière, la chaleur, l’activité, le jour, sont des exemples de caractères représentatifs du Yang, tandis que l’obscurité, le froid , l’inertie, la nuit sont de nature Yin.

Avec l’expérience pratique de la vie et du travail, les hommes arrivèrent à comprendre par l’observation de la nature que ces deux aspects opposés représentent beaucoup de choses et de phénomènes naturels. Les textes anciens de médecine chinoise donnent de nombreux exemples de classification des phénomènes et des objets, en fonction des critères Yin-Yang. La plus mémorable est celle du Suwen 5 qui exprime bien ce caractère opposé du Yin-Yang : « Le Feu et l’Eau sont le symbole du Yin-Yang. »

L’attribut du Yin-Yang ne reste pas absolu, il est relatif. Cette relativité se traduit d’une part par l’alternance permanente de tout phénomène entre ces deux pôles opposés ; comme par exemple le jour et la nuit ; de ce point de vue le yin et le yang sont deux phases qui se transforment sans cesse l’une en l’autre dans certaines conditions déterminées. D’autre part par la divisibilité infinie de tout objet en Yin-Yang. Exemple : le jour est Yang et la nuit est Yin, la matinée est Yang du Yang, l’après-midi est Yin du Yang, la première partie de la nuit est Yin du Yin, la dernière partie de la nuit est Yang du Yin.

En résumé, le Yin-Yang est un concept relatif à la fois opposé et uni. Ils se conditionnent l’un l’autre et peuvent représenter tous les objets et phénomènes de la nature.

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LA THEORIE DU YIN - YANG

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 13:44

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Les quatre principes de la théorie du Yin-Yang


a) Opposition du Yin-Yang - Yin Yang Dui Li

L’antagonisme du Yin-Yan se retrouve dans toutes les manifestations naturelles, cette opposition aboutit à une complémentarité mutuelle.

Par leur affrontement se produit un phénomène de limitation mutuelle ; la présence du Yin s’oppose au développement excessif du Yang et vice-versa. Leur unité s’exprime dans un état d’équilibre qui est maintenu par l’affrontement de l’un sur l’autre, s’il y a une prépondérance du Yin, apparaît l’affaiblissement du Yang, et inversement, le déclin du Yin favorise l’ascension du Yang. Cet état d’équilibre dynamique issu de la confrontation du Yin et du Yang conduit à une unité cohérente. Il est dit alors « Le Yin est équanime et le Yang secret » (Yin Ping, Yang Mi)

Cependant, si dans la lutte que se livrent le Yin et le Yang se profile la victoire ou la défaite de l’un ou de l’autre, l’équilibre ainsi rompu, cet état de déséquilibre amène l’apparition, pour ce qui est du corps humain, d’une pathologie. Suwen Yin Yang Yin Xiang Da Lun : « Quand le Yin est trop abondant, le Yang est malade, quand le Yang est trop vigoureux, le Yin est atteint ».

Lors d’un tel déséquilibre, on ré harmonisera en suivant la règle de l’opposition du Yin et du Yang qui consiste à utiliser le Yang pour maîtriser le Yin ou l’inverse. « Limiter ce qui est agité en calmant, contrôler le Yin en excès par le Yang.» Lei Jing Fu Yi Yi Yi Yi


b) Interdépendance du Yin/Yang ou engendrement réciproque - Yin Yang Hu Gen

Bien que le Yin et le Yang soient opposés, l’un ne peut exister sans l’autre. C’est-à-dire que la condition préalable à l’existence de l’un est l’existence de l’autre et qu’il sont mutuellement utiles l’un l’autre. Exemple : Le haut est contraire au bas mais il n’y a pas de haut s’il n’avait pas de bas et vice-versa, pas de nuit sans jour, pas de nord sans sud ...

En ce qui concerne l’activité physiologique du corps humain, la matière est désignée par le Yin, la base de la substance du corps humain, le Yang quant à lui désigne la fonction. La substance est la base matérielle de la vie, la fonction est l’expression de la vie. Si l’activité de organes est saine, alors la production des substances nutritives est constante et suffisante. Suwen Yin Yang Ying Xiang Da Lu : « Le Yin est à l’intérieur, il ancre le yang, le yang est à l’extérieur, il est le messager du yin ».

S’il y a un déséquilibre et la déficience du yang apparaît, cela porte atteinte aux liquides organiques, cette lésion si elle se prolonge, entraîne une insuffisance du yin. On dit alors « l’insuffisance du yang atteint le yin » (Yang Sun Ji Yin) l’inverse est aussi possible

Lorsque l’un des deux caractères perd sa conditions d’existence et que l’autre existe seul on dit : « Yang orphelin » (Gu Yin) ou « Yin orphelin » (Gu Yang). Quand le Yin est seul il n’y a pas d’engendrement, quand le yang est seul, il n’y a pas de croissance. « Sans le Yang, le Yin ne peut être transformé »

La dissociation complète du Yin et du Yang marque le tarissement du Jing (aspect yin) et du Qi (aspect yang), la vie arrive à sa fin. Suwen Shen Qi Tong Tian Lun: « Si le yin et le yang divergent définitivement, l’énergie vitale (Jing Qi) se tarit.»


c) Croissance et décroissance du Yin -Yang - Yin Yang Xiao Zhang

Le yin yang opposés et interdépendants ne sont pas dans une situation figée, mais dans un mouvement de transformation mutuelle qui les amène à croître et décroître. La croissance et la décroissance du yin et du yang se font continuellement, le yin décroît alors que le yang croît et inversement. Cela s’observe dans le déroulement des saisons.

Sur le plan physiologique, la production la mise œuvre de l’activité fonctionnelle (yang) consomme nécessairement une certaine quantité de matière nutritives. Il y a donc croissance du yang et décroissance du yin. De même, la transformation et la production de la matière nutritive nécessitent une certaine quantité d’énergie. Il y alors croissance du yin et décroissance du yang. Les phénomènes de croissance et décroissance du yin et du yang sont indispensables au fonctionnement du corps humain. Les deux aspects ne dépassent pas une certaine limite dans leur transformation quantitative ce qui maintient l’équilibre entre le yin et le yang.

Si cette relation de croissance et décroissance dépasse la limite normale (physiologique), l’un des aspects devient exagérément fort par rapport à l’autre qui s’affaiblit, apparaît alors la maladie.


d) Transformation du Yin-Yang - Yin Yang Zhuan Hua

Le yin et le yang non seulement s’opposent, s’engendrent et se compensent mais peuvent également sous certaines conditions se transformer l’un en l’autre.

Le principe croissance et décroissance est un processus de changement quantitatif, la transformation du yin en yang est un changement qualitatif. Suwen 5 : « Le yin exagéré doit devenir yang , le yang exagéré doit devenir yin » « Le froid extrême se transforme en chaleur, la chaleur extrême produit le froid ». Exemple : Lors d’une maladie fébrile aiguë, la chaleur toxique épuise l’énergie vitale (Zheng Qi), le malade qui jusque là présentait, une fièvre élevée, le visage rouge, de l’agitation, un pouls rapide et fort, peut avoir la température du corps qui s’abaisse brutalement, le visage pâle, les membres froids, le pouls menu (Wei) comme s’il allait s’arrêter. Tous ces symptômes sont une manifestation du froid.

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LA THEORIE DU YIN - YANG

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 14:29

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Application de la théorie du Yin-Yang dans la médecine chinoise

La théorie du Yin-Yang s’applique à tous les aspects du système théorique médical chinois. Elle est utilisée pour expliquer la structure organique du corps humain, ses fonctions physiologiques et ses modifications pathologiques. Elle permet également d’élaborer un diagnostique et de proposer un traitement.


a) Explication de la structure organique du corps humain

La théorie du Yin-Yang permet de classer tous les éléments du corps : organes, méridiens, activités physiques et fonctionnelles selon les caractéristiques du yin et du yang.

Dans la division corporelle, le haut du corps appartient au yang, le bas au yin ; le dos au yang, l’abdomen au yin ; la face externe des membres au yang, l’interne au yin.

Quant aux organes et aux viscères (Zang Fu), les organes appartiennent au yin et le viscères au yang. Chaque organe et viscère peut être lui-même divisé en yin et en yang, il y a le yin du Cœur et le Yang du Cœur, le Yin de l’Estomac et le yang de l’Estomac, etc.

Les méridiens se classent aussi selon le yin et le yang. On distingue d’une part, les trois méridiens yang de la main et les trois méridiens yin de la main, d’autre part les trois méridiens yang du pied et les trois méridiens yin du pied.

Quant au sang et à l’énergie, le premier appartient au yin, le second au yang. L’énergie comprend l’énergie de défense (Wei Qi) qui est à l’extérieur du corps qui appartient au yang et l’énergie nutritive (Ying Qi) située à l’interne et de nature Yin.


b) Explication des fonctions physiologiques du corps humain.

La physiologie peut être ramenée au mouvement des contraires de la fonction qui appartient au yang et de la matière nutritive qui appartient au yin. Les matières nutritives sont la base matérielle qui permet l’activité fonctionnelle. L’activité fonctionnelle est la force motrice de la transformation et de la production de la matière nutritive.

Ainsi, la matière et la fonction, le yin et le yang sont unis, dans l’organisme, par des rapports d’opposition, d’engendrement, d’interdépendance, de croissance et décroissance. Ils défendent ensemble l’organisme pour le protéger du Qi pervers.

Si le Yin et le Yang ne peuvent plus échanger et se séparent, l’activité vitale de l’homme s’arrête. Suwen 3 : « Le Yin est harmonieux, le yang est résistant, l’esprit se garde en bon état. Le Yin et le Yang se séparent, le Jing Qi (le Qi quintessenciel) s’arrête. »


c) Explication des modifications pathologiques du corps humain.

Selon la théorie du Yin-Yang, l’activité physiologique du corps humain est le résultat d’une harmonie maintenue par l’unité des contraires. L’apparition de la maladie est la conséquence de la rupture de cet équilibre. Cet équilibre entre le yin et le yang est résumé dans l’expression « yin équanime et yang secret » Le déséquilibre relatif entre une trop grande montée ou une trop grande faiblesse du yin et du yang est à l’origine de toute pathologie.

L’apparition et le développement des affections dépendent de deux facteurs :
1. L’énergie perverse (Xie Qi), notion qui regroupe tous les facteurs pathogènes.
2. L’énergie Vitale (Zheng Qi), cette énergie donne la capacité au corps de résister aux maladies.

Certaines énergies pervers (Xie Qi) appartiennent au Yin (Exemple : Froid, Humidité), d’autres au Yang (comme le Vent, le Feu) L’énergie Vitale (Zheng Qi) contient l’essence Yin et l’énergie Yang. Le combat entre l’énergie perverse et l’énergie Vitale provoque l’apparition de la maladie. Ce conflit aboutit au déséquilibre entre le yin et le yang qui entraîne toute sorte de changements pathologiques. L’évolution de la pathologie est définie soit par un excès soit par une insuffisance de yin ou de yang.


Yin équanime Yang secret

Yin normal et Excès de Yang -> Syndrome de Chaleur-Plénitude

Excès de Yin et Yang normal -> Syndrome de Froid-Plénitude

Yin normal et Vide de Yang -> Syndrome de Froid-Vide

Vide de Yin et Yang normal -> Syndrome de Chaleur-Vide

Yin
Yang

Le déséquilibre entre le Yin et le Yang peut aboutir à une prépondérance du Yin qui cause du Froid ou à une prépondérance du Yang qui donne de la Chaleur, ou encore à un vide de Yang qui provoque du Froid ou alors à un vide de Yin qui donne de la chaleur.

De plus, la faiblesse ou l’excès du Yang Qi ou du liquide Yin du corps peut entraîner la déficience de son opposé. On dit alors : « Le Yin et le Yang se nuisent l’un l’autre »

Exemples :
Un malade ayant une diminution chronique de l’appétit, manifeste un affaiblissement du Qi de la Rate (yang), ce qui provoque une insuffisance de la transformation de la source du sang (yin) du corps humain. Il s’agit du syndrome Vide de Qi et du sang à cause de la faiblesse du Yang qui lèse le Yin.

Chez un malade qui a eu une grosse hémorragie (une grand perte du Yin-sang), apparaissent souvent des symptômes de vide du yang avec les membres et le corps froids, il s’agit de l’endommagement du yin qui blesse le yang et provoque le Vide du Yin et du Yang en même temps.


d) Application de la théorie du Yin-Yang au diagnostic et au traitement.

Le déséquilibre du Yin et du Yang est la cause de l’apparition de la maladie et de son évolution. Malgré la complexité de symptômes, on peut toujours comprendre et résumer les pathologies à partir du Yin et du Yang.

Dans le diagnostique, bien qu’il y ait huit règles (Yin-Yang, Externe-Interne, Froid-Chaud, Insuffisance-Excès), le Yin et le Yang est le couple de principe clé.

Le principe essentiel du traitement consiste à régulariser le yin et le yang. Ling Shu 5 : « Le point clé du traitement par acuponcture consiste à savoir régulariser le Yin et le Yang »

La théorie du Yin-Yang non seulement détermine le principe thérapeutique, mais elle s’applique aussi dans le choix de la combinaison des points, dans la technique des aiguilles et des moxas.


Application de la théorie du Yin-Yang dans le Reiki

L’harmonisation du Yin et du Yang est aussi présente lors des soins donnés par le Reiki.

Souvent un déséquilibre énergétique droite gauche, haut et bas s’observe chez les patients. Une polarisation est alors nécessaire. Le thérapeute en Reiki développera une sensibilité particulière, sera plus attentif à ses deux principes et sera amener à insister sur une position des mains en un endroit du corps plus spécifique.

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L’ACUPONCTURE

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 15:05

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L’ACUPONCTURE


L’acuponcture, partie importante de la Médecine Traditionnelle Chinoise est une thérapeutique qui consiste à intervenir sur des points précis du corps humain afin de régulariser les fonctions des Jing Luo (Méridien, vaisseaux collatéraux) des organes, du Qi, du sang et des liquides organiques pour prévenir ou traiter des maladies.

L’apparition et le développement de l’acuponcture couvre une longue période historique. L’acuponcture prit vraisemblablement naissance à la période néo-lithique où l’utilisation de petites pierres pointues servaient aux premières piqûres sur les points du corps. Avec l’évolution des civilisations et de l’outillage, les pointes de pierre ont été graduellement remplacées par des aiguilles en cuivre, en fer, en or, en argent et en dernier ressort par des aiguilles en acier inoxydable utilisées à l’heure actuelle.



Grâce à l’accumulation des expériences dans la pratique clinique, les anciens médecins purent dresser des bilans successifs. A l’époque des Royaumes Combattants, environ 475 ans avant J.C., un ouvrage fameux intitulé Huang Di Nei Jing (classique de l’interne de l’Empereur Jaune) vit le jour. Dans ce livre, les méridiens et les vaisseaux collatéraux, les points du corps, les indications et contre indications sont exposés en détail. Progressivement d’autres ouvrage furent écrit par les praticiens pour compléter les principes déjà établis, le système théorique de l’acuponcture fut ainsi mis en place. Actuellement, de nombreux Instituts, Services de Recherche et Hôpitaux d’acuponcture poursuivent et approfondissent leurs études sur les mécanismes des méridiens, des points du corps et des fonctions qui sont liées en utilisant les moyens scientifiques modernes.

L’acuponcture a la propriété de régulariser les fonctions de tous les systèmes de l’organisme et d’en renforcer les défenses. Cette méthode est utilisée pour traiter pratiquement toutes les affections, qu’elles soient aiguës ou chroniques. Exemples : asthme, bronchite chronique, rhume des foins, constipation, indigestion, cystite, eczéma, migraine, état dépressif, état de stress, fatigue chronique, grippe, sinusite, sciatique…

L’acuponcture peut-être combinée avec une autre méthode thérapeutique, sa complémentarité permet souvent de meilleurs résultats. Elle peut également réduire les effets secondaires dus aux médicaments ou d’en diminuer la consommation.

L’utilisation des aiguilles retient souvent des patients pour entreprendre un traitement d’acuponcture, pourtant celle-ci sont tellement fines que l’on sent à peine l’insertion. La manipulation des aiguilles cause une petite sensation telle qu’un gonflement, une petite douleur sourde, une chaleur ou un picotement. Cette sensation bénigne indique au patient et au praticien que le point a été correctement localisé. Les aiguilles peuvent être insérées et enlevées immédiatement ou laissées en place vingt minute, voire plus selon l’objectif thérapeutique.

Les aiguilles utilisées, après désinfection locale, sont des aiguilles stériles, jetables suite à une seule utilisation, ce qui rend peu probable une infection.



L’acuponcture connaît un bon taux d’efficacité pour un grand nombre de problème de santé souvent non résolu par l’allopathie ; tels que l’insomnie et les maux de tête. De plus l’acuponcture a la faculté de tonifier l’énergie vitale (immunité)et de ce fait diminue le risque de maladie.

La durée du traitement et la fréquence des séances dépendent du caractère chronique ou aigu de l’affection et de l’importance des déséquilibres énergétiques. L’intervalle entre deux séances sera court en cas de symptômes aigus. Si l’affection est chronique, les séances seront espacées d’une semaine. Ce rythme sera maintenu aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à diminution significative des symptômes.

Il n’y a pas d’effets secondaires avec l’acuponcture. Le patient peut éprouver des sensations nouvelles puisque le traitement modifie la circulation de l’énergie. Après une séance, on peut ressentir un surcroît d’énergie et de vitalité. Dans la plus part des cas, on éprouve un sentiment de relaxation et de détente. Il faut un certain temps pour que le corps s’habitue aux modifications provoquées par le traitement. Le patient, s’il souffre d’une affection chronique ne ressentira les bienfaits qu’au bout d’un ou deux jours. En revanche, s’il souffre d’une affection aiguë, il pourra constater une amélioration dès la fin de la séance.

L’acuponcture dépend de la sensibilité et de l’intuition du praticien. Le choix des points et de leur nombre, la qualité de la technique de manipulation de l’aiguille et de la capacité du praticien d’établir une relation avec le patient sont des éléments essentiels dans la réussite du traitement.



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MAI ZHEN - Le pouls chinois

Message  Tchoungfou le Dim 10 Aoû - 15:10

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MAI ZHEN
Le pouls chinois


La prise du pouls chinois est l’une des quatre méthodes du diagnostic de la médecine traditionnelle chinoise présentées pour la première fois par le Dr. Bian Que. Ces quatre méthodes sont l’observation, l’auscultation, l’interrogation et la palpation.

A l’étude exhaustive de la palpation nommée qie zhen appartient non seulement la prise du pouls, mais elle comprend également la palpation de la poitrine, de l’abdomen, des membres, ainsi que de toutes les parties du corps concernées par la maladie.

La palpation du pouls est l’étape majeure de l’examen clinique. Elle permet de recueillir les informations sur l’évolution de la maladie, la nature et la localisation du facteur pathogène, l’état des organes et viscère zang fu, du yin et du yang.

L’énergie de la poitrine zong qi contrôle l’impulsion et la régularité du rythme cardiaque; l’énergie de l’estomac wei qi constitue la part fondamentale d’un pouls sain; l’énergie de l’estomac est le reflet de l’abondance de l’énergie et du sang du corps humain, car elle est la source des nutriments qui produisent l’énergie et le sang pour l’ensemble des organes, des viscères et de tous les tissus du corps. Pour ces raisons, l’activité des organes et viscères imprime au pouls des caractéristiques spécifiques.

La pratique de la prise du pouls sur l’artère radiale (au niveau du poignet) date du « Classique des difficultés » Nan Jing. Auparavant, le pouls se prenait sur neuf artères différentes ; trois sur la tête, trois sur les mains et trois sur les jambes ; représentant respectivement l’état de l’énergie et du sang des trois réchauffeurs (parties du corps) supérieur, moyen et inférieur.

Cette façon de prendre les pouls est décrite dans les « Question simples » Suwen chapitre 20 « traité des trois distinctions et neuf emplacements » des règles canoniques de la médecine traditionnelle chinoise du Huang di nei Jing, en français « Classique interne de l’empereur jaune » datant de 700 av. J.C..

Ces emplacements sur lesquels on prenait le pouls correspondent tous à des points d’acuponcture situés près des artères et répartis en trois zones principales qui font référence à la division classique de l’univers en trois aspects : ciel, terre et homme.

Cette première méthode a été progressivement remplacée par la prise de pouls au poignet cunkou .Le Huang di nei jing, tout en ne donnant aucune explication sur la classification des positions du pouls cunkou, lui attache une très grande importance : « Cunkou est utilisé pour détecter l’état fonctionnel des cinq organes et six viscères, car cunkou se situe sur le méridien du poumon. Celui-ci a son origine au réchauffeur moyen qui est la source de la circulation du qi et du sang des douze méridiens»



Il faut attendre le Classique des difficultés Nan jing pour voir apparaître les premières bases fondamentales de cette théorie : « ...Il y a trois positions, le pouce cun, la barrière guan, le pied chi et neuf régions qui peuvent être superficielles, intermédiaires et profondes. La position distale (supérieure) correspond au ciel et reflète les maladies de la partie comprise entre la poitrine et la tête, la position moyenne correspond à l’homme et reflète les maladies de la partie comprise entre le diaphragme et l’ombilic, la position proximale (inférieur correspond à la terre et reflète les maladies de la partie comprise entre l’ombilic et le pied. »

D’autres systèmes médicaux traditionnels ont développés et enrichi la technique cunkou. Nous citerons le Mai jing Classique des pouls du Dr Wang shu he, datant de la dynastie des Jin. Dans ce traité, le Dr. Wang shu he répertorie avec détails, explications et caractéristiques vingt-quatre pouls. Par exemple, il nous dit : « le pouls tendu ne peut être senti avec une pression légère, il est cependant comme une corde tendue d’un instrument de musique quand la pression est forte. » La fameuse étude du pouls Pin hu mai xue du Dr. Li shi zhen durant la dynastie des Ming, complète la classification à vingt sept pouls. En ajoutant le pouls vif Ji le Dr. Li Zhong Zi dans son livre Zen Jia Zheng yan de 1642 porta le nombre à vingt huit. Ces vingt huit pouls pathologiques servent encore de référence de nos jours.


Caractéristique du pouls chinois

La médecine traditionnelle chinoise considère que le corps humain est composé de cinq organes et de six viscère zang fu, de méridiens, d’os, de vaisseaux sanguins, de muscles, de tendons, de cinq organes des sens et de différents orifices.

Selon la théorie des cinq éléments, tous les organes et tissus sont classifiés en cinq systèmes : le système du cœur qui se compose du système de l’intestin grêle qui a une relation interne - externe avec le système du cœur, du méridien du cœur, des vaisseaux sanguins, de la langue, etc. ; le système du poumon inclue le poumon, le gros intestin qui lui est lié par une relation interne - externe ainsi que son méridien, la peau, le nez, etc. ; le système de la rate comprend la rate, l’estomac pour sa relation interne - externe, son méridien, les muscles, les lèvres, etc. ; le système du foie inclue le foie, la vésicule biliaire pour sa relation interne - externe, son méridien, les tendons, les yeux, etc. ;et enfin le système de rein qui contient le rein, la vessie pour sa relation interne - externe, son méridien, les os, les oreilles, etc.

Les cinq organes ont pour fonction d’emmagasiner l’essence qi (ging qi) qui est un terme général pour toutes les substances nutritives et nécessaires à l’activité fonctionnelle des organes et des tissus du corps humain. L’essence qi conservée dans les cinq organes est la substance fondamentale, ainsi on considère le cinq organes zang comme étant le centre du corps humain. Dans chacun des cinq systèmes, l’essence qi est différente ce qui implique que les organes et tissus des différents systèmes ont des fonctions différentes.

Les cinq systèmes du corps humain sont en étroite relation avec la nature. Le système du foie correspond à la saison du printemps et au point cardinal de l’est, le cœur à l’été et au sud, la rate au long été (saison située entre l’été et l’automne) et se trouve au centre, le poumon à l’automne et l’ouest, le rein à l’hiver et au nord.

Le pouls tout en étant normal, peut changer sous l’influence des saisons ; le corps humain pour se maintenir en bonne santé doit donc s’adapter au changements saisonniers.

Au printemps, le yang qi de la nature croît, de même la tension du pouls augmente et le pouls tendu apparaît. L’été, étant la saison la plus chaude de l’année, provoque l’exubérance du yang qi dans la nature ; le pouls se remplit et le pouls vaste se présente ; en automne, le yang qi de la nature commence à décliner progressivement, de même le yang qi du corps humain qui soutenait le pouls décline. Le pouls devient alors souple, léger et superficiel comme les plumes d’un oiseau. En hiver, la saison la plus froide, le yang qi se cache profondément, ainsi toute chose dans la nature perd momentanément sa vitalité, de même, le yang qi du corps se cache à l’intérieur profondément dans le corps et ainsi le pouls devient lui aussi profond et dénote peu de force.

Tant que les changements de pouls correspondent aux changements de saisons le pouls est considéré comme normal.

Le pouls change également avec l’âge. Les enfant ont un pouls plus rapide : sept à huit battements par respiration. Progressivement, avec l’âge, le pouls devient faible et dur, car la constitution physique s’affaiblit et les vaisseaux sanguins perdent de leur élasticité.

Egalement selon le sexe, le pouls est différent. Le pouls des femmes est plus faible et plus rapide que celui des hommes. Les femmes ont des changements physiologiques tels que les menstruations, la grossesse, l’allaitement que les hommes n’ont pas. Par exemple, si un pouls glissant et rapide apparaît à la position pouce cun, barrière guan, et pied chi, des deux poignets d’une femme mariée, cela peut signifier une grossesse. Une grande quantité de sang et de qi est sollicitée vers l’utérus pour nourrir le fœtus, ainsi le sang et le qi sont plus abondants dans les vaisseaux qu’en temps ordinaire.

Le pouls est également influencé par la constitution physique. Le Dr. Zang Jing yue dans son Jing yue quan shu : «Les changements physiologiques du pouls sont très importants. Certaines personnes peuvent avoir un pouls plus long que la normale, tandis que d’autres auront un pouls plus court ; les premiers peuvent appartenir à la constitution de type yang, les seconds de type yin ». De manière générale, on peut dire qu’une personne de grande taille peut avoir un pouls long, une personne de petite taille un pouls court, une personne mince un pouls légèrement superficiel et rapide, une personne enrobée un pouls plus profond. Enfin, un pouls qui apparaît profond et fin sur les trois positions cun, guan, chi. sans aucun signe de maladie est appelé le pouls des six yin, tandis que le pouls qui est plein et large sur les six positions est le pouls des six yang.

Les émotions peuvent également changer le pouls, car la circulation du sang est étroitement liée aux différents états émotionnels. Le Haung di nei jing nous dit : « Le pouls change avec les émotions telles que la peur, la terreur et la colère. » Une grosse colère atteint le Foie et peut léser le qi du foie ce qui fait apparaître un pouls tendu. La terreur peut léser le rein et son qi peut descendre et le pouls profond ou remuant peut survenir. Les soucis ont un impact sur le poumon, son qi peut être consumé et le pouls court apparaît.

Tant que les changements du pouls apparaissent temporairement et qu’aucune autre manifestation clinique ne s’ajoute, ils ne sont pas considérés comme pathologiques.


Les pouls pathologiques et leur signification

La Médecine Traditionnelle Chinoise différencie vingt huit pouls pathologiques classés selon des critères de profondeur, longueur, vitesse, force, rythme et forme. Cette façon de classer les pouls permet de reconnaître les structures de base des différents pouls ce qui rend plus aisé leur détermination lors du diagnostic clinique.


Nous vous donnons ici quelques exemples de chaque critère de classification.

Le pouls selon son niveau (profondeur) :
Les pouls sont répertoriés selon trois niveau : le niveau superficiel, le niveau moyen et le niveau profond.

Le pouls superficiel Fu se distingue en posant à peine les doigts sur la peau et c’est donc un pouls qui se trouve dans le premier niveau. Il est également appelé Mao Mai « le pouls des poils ». Le livre Mai Jing nous dit : « le pouls superficiel est ressentit fortement lorsqu’on met légèrement les doigts sur la peau, si on appuie plus fort, on ne le sent plus. » Le livre Nan Jing nous explique : « Le pouls superficiel circule au-dessus des muscles et des chaires. »

Ce pouls correspond aux maladies causées par les facteurs pathogènes externes (Biao Bing). Selon les saisons, l’énergie perverse Xie sera de nature différente alors le pouls superficiel aura des nuances également différentes. En hiver, le Vent-Froid agresse le corps humain, le pouls est alors superficiel et serré. Les symptômes adjacents sont : le rhume ou/et la toux, céphalée, crainte de froid, fièvre, courbature. En été, le Vent- Chaleur est l’énergie perverse dominante, le pouls apparaît superficiel et rapide.

Le pouls profond Chen se détermine lorsqu’on appuie les doigts fortement jusque contre l’os et dès que l’on relâche la pression, on ne le sent plus. Le Nei jing le nomme également Shi « la pierre » : « Il est comme une pierre que l’on jette dans l’eau et qui descend au fond »

Ce pouls du troisième niveau correspond aux maladies internes (Li Bing) et dues au Froid, comme par exemple les oedèmes. Ceux-ci apparaissent lors d’un Vide du Yang. La Rate qui a pour fonction physiologique de transporter et transformer l’humidité ne peut le faire et le Rein ne peut assumer le métabolisme de l’eau, le pouls est alors profond.


Le niveau moyen est un niveau didactique dans lequel on place le critère de la forme du pouls décrit ci-dessous.

Le pouls selon son amplitude (longueur):
Le pouls plein Shi est un pouls grand, fort et long. On le ressent sur tous les niveaux.

Ce pouls appartient aux maladies de plénitude comme par exemple la lymphangite. La stagnation de l’énergie Qi et du sang Xue se transforme en chaleur. Le patient a une sensation de chaud, une induration érythémateuse et douloureuse de la peau apparaît, le pouls est plein.

Le pouls selon sa vitesse :
Dans le livre Nei Jing, il est écrit : « Quand on met les doigts sur le pouls, on sent le pouls qui va très vite. » Il s’agit du pouls rapide Shuo, il se caractérise par cinq pulsations pour une respiration.

On trouve ce pouls lors de pathologies d’Excès de Chaleur, comme par exemple la dysenterie causée par la Chaleur-Humidité. La Chaleur stimule la circulation de l’énergie Qi et du sang et le pouls devient rapide. Les autres symptômes sont des maux de ventre, de la fièvre, une sensation de soif, un besoin imminent d’aller à selles et des ténesmes.

Le pouls paisible Huan est considéré à quatre pulsations pour une respiration. Il est le pouls des maladies causées par l’Humidité. Mais, il peut aussi être un pouls physiologique que l’on rencontre souvent en fin d’été.

Le pouls lent Chi se détermine à trois pulsations pour une respiration, il est le pouls des maladies causées par le Froid interne.

Le pouls selon sa force :
Le pouls faible Ruo est selon le Mai Jing : « …un pouls très mou, profond et fin, en appuyant, on ne sent presque rien sous les doigts. » C’est le pouls des maladies de Vide.

On le retrouve par exemple lors de gastrite chronique par Froid-Vide de la Rate et de l’Estomac. Il est alors accompagné par les symptômes de douleur épigastrique sourdes, d’inappétence, de vomissements de liquides claires, de diarrhées, de selles molles, de maux de ventre et d’un état général altéré.

Le pouls selon son rythme :
Dans cette catégorie, nous avons le pouls interrompu Dai. Le Mai Jing, nous le définit ainsi : « Le pouls Dai a une pause, il ne peut pas revenir immédiatement.»

Ce pouls correspond à l’épuisement de l’énergie Qi et des organes. Le Suwen, nous dit : « Epuisement de l’énergie, le pouls est Dai ». Par exemple, lorsqu’un patient a des palpitations et des douleurs au cœur et si le pouls est interrompu Dai, il s’agit d’un Vide de l’énergie du Cœur. Dans ces cas, il y a des risques d’infarctus.

Le pouls selon la forme :
Le pouls glissant Hua roule librement sous les doigts, il est comme « les perles qui roulent sur les feuilles de nénuphars. ».

Un pouls glissant se rencontre lors d’une indigestion, par exemple. Cette pathologie est accompagnée d’un ventre gonflé et éventuellement de nausées, de vomissements, d’une mauvaise haleine, d’inappétence et soit de diarrhée, soit de constipation.

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Le nombre de symboles représentant les pouls utilisés en Médecine Traditionnelle Chinoise était initialement de 38. Ils ont été réduits à 33 il y a mille ans environ, puis à 28 symboles différents utilisés encore aujourd’hui.

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médecine traditionnelle chinoise

Message  sandidu122 le Lun 23 Avr - 21:12

Bonjour,
Fascinée par la médecine traditionnelle chinoise, je compte bien entamer ma première année à Toulouse pour me spécialiser dans ce domaine. En lisant toutes ces informations, j' ai hâte de pouvoir commencer les cours tellement la médecine traditionnelle chinoise est intriguante et passionnante.
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Re: Initiation MTC vue par Rosaria SENONER – SAVOIA

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