Récapitulation générale de NGUYEN Ngoc-Rao

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Récapitulation générale de NGUYEN Ngoc-Rao

Message  le voyageur le Sam 4 Oct - 13:34

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NGUYEN Ngoc-Rao


L'heure de Pékin

L'heure de Pékin (ou l'heure chinoise) revêt une grande importance en astrologie chinoise. Mais dans quels cas doit-on impérativement l'utiliser ? Et dans quels autres cas doit-elle être écartée au profit de l'heure solaire locale ?

Soyons clairs et nets : l'heure de Pékin ne sert qu'à déterminer les dates du calendrier chinois. Quant aux événements personnels — naissance, mariage, travail, voyages, etc. —, c'est toujours l'heure solaire locale qui doit servir de référence.

Nous savons que toute année chinoise commence par le jour où la seconde nouvelle lune après le solstice d'hiver a lieu (Voir à ce sujet notre dossier Le calendrier chinois.)

Mais qu'est-ce qu'une nouvelle lune ? C'est le moment fugace, où le soleil, la terre et la lune se retrouvent sur un même plan méridien de la sphère céleste. Cet événement se passe d'emblée à tous les fuseaux horaires au même moment, et non à un fuseau puis à un autre à mesure que la terre tourne.

Ainsi, par exemple, la nouvelle lune en janvier 1993 (qui était la seconde nouvelle lune après le solstice d'hiver et qui par conséquent marquait un Jour de l'An chinois) eut lieu à 19 h 27 le 22 en France, mais à 02 h 27 le 23 en Chine, étant donné que Pékin était à cette époque de l'année en avance de 7 heures sur Paris.

On pourrait avoir un calendrier chinois parfaitement correct pour chaque fuseau horaire. Bien entendu, de tels calendriers chinois particuliers ne se ressembleraient pas forcément. Toutes les différences éventuelles entre eux ne découleraient que d'un seul facteur, à savoir le moment précis de la nouvelle lune. Si ce moment arrive le même jour dans deux ou plusieurs fuseaux horaires, tous les calendriers chinois correspondant à ces fuseaux n'accuseront aucune différence entre eux. Dans le cas contraire, il pourrait y avoir occasionnellement un décalage de jour, de mois ou même d'année (voir plus haut un exemple de décalage de jour).

À part le Vietnam épisodiquement, toutes les communautés asiatiques vivant aux quatre coins du monde ont toujours adopté le calendrier chinois utilisé en Chine, c'est-à-dire ayant pour point de repère le fuseau horaire de Pékin. Comme, en 1993, la nouvelle lune marquant le Jour de l'An de l'année du Coq eut lieu le 23 janvier en Chine, on a pris également ce 23 janvier comme Jour de l'An chinois du Coq aussi bien en France que dans tous les pays du monde.

Pourtant, on sait bien que la nouvelle lune en janvier 1993 eut lieu en France le 22 et non pas le 23 et que, par conséquent, pour être strictement logique, on aurait dû, en France, célébrer le Jour de l'An chinois du Coq le 22.

Face à des entorses comme celle-ci — entorses qui sont dictées par les nécessités pratiques —, quelle solution adopte-t-on en astrologie chinoise à travers le monde ? Tous les praticiens de cette discipline font usage du calendrier chinois axé sur le fuseau horaire de Pékin (sauf quelques astrologues vietnamiens, qui se servent de temps à autre du calendrier chinois basé sur le fuseau horaire de Hanoï). C'est un compromis qu'ils choisissent d'accepter, quitte à tenir compte des décalages éventuels susceptibles d'entraîner des conséquences astrologiques d'une certaine importance.


L'heure solaire locale

Mais si les astrologues se réfèrent au calendrier axé sur Pékin pour la détermination des dates, ils se basent toujours sur le fuseau horaire concernant chaque sujet sous étude pour la détermination des heures. Les heures à prendre en considération concernant les consultants sont donc toujours les heures solaires locales, ni l'heure de Pékin ni le Temps Universel (TU) n'ayant son mot à dire ici.

Si vous êtes né en France, par exemple, c'est l'heure solaire française qui doit être prise en compte pour le calcul de votre Ascendant. De même, si vous proposez de vous marier à Las Vegas, on doit étudier les influences astrales sur votre mariage en fonction de l'heure solaire de cette ville.

Tout cela semble suffisamment compliqué et, évidemment, on ne s'improvise pas astrologue chinois chevronné ! En effet, que peut-on dire d'un enfant né à 20 h 43 (heure locale) à Paris le vendredi 22 janvier 1993 et d'un autre enfant né exactement au même moment mais à Pékin ?

Notons tout d'abord que le petit Pékinois est né à 03 h 43 le samedi 23 janvier 1993 d'après les heure et date locales.

En principe, les deux enfants devraient être considérés comme appartenir au même signe astrologique puisque tous deux sont nés le jour de la seconde nouvelle lune survenant après le solstice d'hiver.

Mais en pratique, puisque les gens en général et les astrologues en particulier se basent sur le calendrier chinois utilisé en Chine pour la détermination des dates, ces enfants ne portent pas le même signe. En effet, si le petit Pékinois (né le 23 janvier, premier jour du premier mois de l'année chinoise en question) est bel et bien un Coq, le petit Parisien (né au même moment, mais le 22 janvier en France) est considéré comme né le dernier jour du dernier mois de l'année chinoise précédente et est par conséquent pris pour un Singe. Pour être considéré dans la pratique comme un Coq, notre petit Parisien aurait dû naître le lendemain 23 janvier !

Par contre, puisque le caractère local des heures est toujours respecté sans réserve, le petit Parisien est considéré comme né à l'heure du Chien (entre 19 h 01 et 21 h 00), alors que le petit Pékinois est réputé naître à l'heure du Tigre (entre 03 h 01 et 05 h 00), avec toutes les implications astrologiques que cette différence peut comporter !


Les différentes sortes d'heures dans le monde

Il existe plusieurs sortes d'heures, qu'il convient de distinguer afin de ne pas commettre d'erreur lorsqu'on se livre à des études d'astrologie chinoise.


Heure légale

L'heure légale est l'heure que les autorités d'un État adoptent pour la totalité ou une partie de son territoire. Elle est encore appelée heure officielle. Elle peut ou non correspondre exactement au(x) fuseau(x) qui traverse(nt) ce territoire. L'heure légale en Grande-Bretagne est exacte. La France, au contraire, a actuellement l'heure légale en avance de 60 minutes en hiver et de 120 minutes en été par rapport à son fuseau horaire, qui est le fuseau 0 ; son heure légale est donc inexacte.


Heure méridienne

On appelle heure méridienne l'heure qui est en accord avec le fuseau horaire correspondant. La grande majorité des pays et localités du monde prennent l'heure méridienne pour leur heure légale. Mais il existe de nombreuses exceptions, qui sont d'ordre politique, économique ou administratif.

Raisons politiques. Exemple. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, sous l'occupation japonaise, le Vietnam devait adopter l'heure de Tokyo, dont le fuseau horaire est +9, alors que celui du Vietnam est +7. Le gouvernement communiste du Vietnam-Nord avait conservé cette avance de 2 heures jusqu'à la fin de 1967 avant de revenir à l'heure méridienne du pays. Le gouvernement non communiste du Vietnam-Sud abandonna l'heure japonaise pour prendre l'heure méridienne du pays le 1er juillet 1955.

Raisons économiques. Exemple. La France devrait avoir la même heure légale que la Grande-Bretagne, car l'Hexagone se trouve précisément dans le fuseau 0. Mais de 1946 à 1976, par exemple, elle a conservé une avance permanente de 1 heure sur l'heure du fuseau. Cette mesure permettait des économies de lumière et de chauffage. A partir de 1976, l'heure d'été en France a été avancée de 1 heure sur l'heure d'hiver (soit 2 heures d'avance sur l'heure du fuseau). L'emploi de l'heure d'été permet d'économiser 150.000 à 300.000 tonnes d'équivalent pétrole par an sur la consommation des particuliers (soit pendant 1 semaine la consommation totale du parc auto français).

Raisons administratives. C'est notamment le cas d'un grand nombre de petites îles, de dépendances, de quelques régions peu habitées, ou des régions de Chine assez éloignées de Pékin.


Heure solaire

L'heure solaire est l'heure exacte, à la minute près, d'un endroit en fonction de la position du soleil, quelle que puisse être l'heure légale ou l'heure méridienne adoptée pour cet endroit. Prenons trois exemples en France.

Pour avoir l'heure solaire de Paris en période d'hiver, il faut soustraire 1 heure de l'heure légale, puis ajouter 9 minutes. En effet, d'une part l'heure légale en cette période est en avance de 1 heure sur l'heure méridienne, et d'autre part Paris est situé à 9 minutes à l'est du méridien qui fixe le fuseau horaire pour la France.

Pour avoir l'heure solaire de Nantes en période d'été, il faut soustraire 2 heures de l'heure légale, puis soustraire 6 minutes. En effet, d'une part l'heure légale en cette période est en avance de 2 heures sur l'heure méridienne, et d'autre part Nantes est situé à 6 minutes à l'ouest du méridien qui fixe le fuseau horaire pour la France.

Pour avoir l'heure solaire de Tarbes en période d'hiver, il faut soustraire 1 heure de l'heure légale, mais sans ajouter ni soustraire de minutes. En effet, d'une part l'heure légale en cette période est en avance de 1 heure sur l'heure méridienne, et d'autre part Tarbes se trouve exactement sur le méridien qui fixe le fuseau horaire pour la France.


Heure locale

Le terme heure locale est ambigu, du moins en ce qui concerne la divination. Il peut, en effet, désigner soit l'heure méridienne (heure exacte) d'un endroit, soit son heure légale, qui, nous l'avons vu, peut être exacte ou inexacte.


Heure astrologique chinoise

Les heures à prendre en considération en astrologie chinoise doivent toujours être des heures solaires, c'est-à-dire des heures exactes, à la minute près, des endroits sous étude. Cela est compréhensible, car on doit tenir compte rigoureusement des rapports de force entre les principes Yang et Yin.

Avant donc de convertir en heures astrologiques chinoises les heures universelles de naissance ou d'événement, le praticien doit s'assurer s'il y a ou non lieu de procéder à un ajustement afin d'obtenir des heures solaires.


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Message  le voyageur le Sam 4 Oct - 13:36

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NGUYEN Ngoc-Rao


Les heures chinoises de la journée

La Chine, comme tous les autres pays du monde, adopte actuellement le système de 24 heures de 60 minutes chacune par jour pour la vie pratique. Mais en astrologie chinoise, on fait toujours usage des heures chinoises traditionnelles.

Rappelons que chaque heure astrologique chinoise est équivalente à 120 minutes. Le jour comprend donc 12 heures astrologiques. Ces heures sont nommées suivant les unités du Cycle Duodécimal, et sont réparties comme suit par rapport au système universel d'heures :


heure Tî (Rat) 23 h 01 à 01 h 00

heure Suu (Buffle) 01 h 01 à 03 h 00

heure Dan (Tigre) 03 h 01 à 05 h 00

heure Mao (Chat) 05 h 01 à 07 h 00

heure Thin (Dragon) 07 h 01 à 09 h 00

heure Ty (Serpent) 09 h 01 à 11 h 00

heure Ngo (Cheval) 11 h 01 à 13 h 00

heure Mui (Bouc) 13 h 01 à 15 h 00

heure Than (Singe) 15 h 01 à 17 h 00

heure Dau (Coq) 17 h 01 à 19 h 00

heure Tuat (Chien) 19 h 01 à 21 h 00

heure Hoi (Cochon) 21 h 01 à 23 h 00


Chaque heure chinoise est composée de deux moitiés de 60 minutes chacune, la première moitié voyant la croissance du principe Yang et le déclin du principe Yin, et la seconde moitié voyant le déclin du Yang et la croissance du Yin.

Le jour chinois commence par l'heure Tî (Rat). En conséquence, si une personne dont le moment de naissance est porté sur l'état civil comme à 23 h 15 le 20 avril 1956, par exemple, l'astrologue devrait considérer qu'elle est née à l'heure Tî (Rat) le 21 avril 1956, c'est-à-dire le lendemain. En revanche, l'heure astrologique de naissance d'une personne née à 21 h 00 est encore l'heure Tuat (Chien), car l'heure Hoi (Cochon) ne commence qu'à 21 h 01.


Les heures en France

Avant le 11 mars 1911

Le 15 mars 1891, on introduisit dans toute la France l'heure de Paris. Jusque-là, chaque ville avait son heure solaire ; ainsi, quand il était 12 heures 00 minute 00 seconde à Paris, il était 12 heures 19 minutes 46 secondes à Nice, et 11 heures 42 minutes 00 seconde à Brest.

Mais l'heure de Paris, jusqu'au 10 mars 1911 inclus, était celle du méridien particulier de Paris et non pas celle du fuseau où se trouve l'Hexagone, c'est-à-dire le fuseau 0. Elle était donc en avance de 9 minutes 21 secondes sur l'heure de Greenwich.

D'autre part, jusqu'au 11 mars 1911, l'heure intérieure des gares retardait de 5 minutes sur l'heure extérieure.

Ces irrégularités n'étant pas très importantes, il est peu probable qu'elles nécessitent un réajustement pour trouver des heures astrologiques chinoises, qui, rappelons-le, donnent une marge de manœuvre de 120 minutes !

Du 11 mars 1911 au 13 juin 1916

Durant cette période la France utilisait sur tout son territoire son heure méridienne, c'est-à-dire l'heure de son propre fuseau (l'heure de Greenwich). On aura donc peu de difficultés à trouver des heures astrologiques chinoises nécessaires.

À partir du 14 juin 1916

Depuis le 14 juin 1916, la situation des heures en France est devenue complexe. On peut la résumer comme suit :

De 1916 à 1940, on adopta pendant 6 mois de l'année l'heure d'été (en avance de 1 heure sur l'heure normale du fuseau horaire où la France est située).

De 1941 à 1945, l'heure d'été fut en avance de 2 heures sur l'heure du fuseau, et l'heure d'hiver en avance de 1 heure, sauf dans les territoires occupés par les Nazis, où l'heure fut en avance de 2 heures du 09 mai 1940 au 02 novembre 1942.

De 1946 à 1976, on a conservé une avance permanente, en été comme en hiver, de 1 heure sur l'heure du fuseau.

À partir de 1976, on est revenu au système de l'heure d'été avancée de 1 heure sur l'heure d'hiver — soit, en été, 2 heures d'avance sur l'heure du fuseau. Le changement a lieu le dernier dimanche de mars et le dernier dimanche de septembre — sauf depuis 1996, où le passage à l'heure d'hiver a lieu le dernier dimanche d'octobre.


Des curiosités

On peut observer, lors du passage de l'heure d'hiver en heure d'été ou de l'heure d'été en heure d'hiver, des phénomènes assez curieux : il s'agit des heures qui s'escamotent ou des heures qui se dédoublent.

Heures escamotées. Une heure s'escamote lorsqu'on passe de l'heure d'hiver en heure d'été. Ainsi, par exemple, dans la nuit du 13 au 14 juin 1916, 1 minute après 23 h 59 on est passé directement à 01 h 00 ; la première heure — celle qui aurait dû s'étendre de 00 h 00 à 01 h 00 — n'existait pas. Il en était de même, par exemple, dans la nuit du 29 au 30 mars 1980 : 1 minute après 01 h 59 on est passé directement à 03 h 00; la troisième heure — celle qui aurait dû s'étendre de 02 h 00 à 03 h 00 — n'existait pas. Mais les heures escamotées ne figurant pas dans les registres de l'état civil, l'astrologue chinois n'aura pas à s'en occuper ; il devra seulement retrancher de l'heure donnée par l'état civil, le nombre d'heures nécessaire pour retrouver l'heure méridienne.

Heures dédoublées. Une heure se dédouble lorsqu'on passe de l'heure d'été en heure d'hiver. Ainsi, par exemple, dans la nuit du 1er au 2 octobre 1916, 1 minute après 23 h 59 on est revenu à 23 h 00 ; on avait donc à deux reprises la vingt-quatrième heure — celle qui s'étendait de 23 h 00 à 24 h 00. Le phénomène de dédoublement est analogue depuis 1976 : par exemple, dans le nuit du 28 septembre 1980, 1 minute après 02 h 59 on est revenu à 02 h 00; on avait donc à deux reprises la troisième heure — celle qui s'étendait de 02 h 00 à 03 h 00. Les heures dédoublées figurent bel et bien dans les registres de l'état civil, mais il n'existe aucune indication permettant de savoir si, sur un document, il s'agit de la première ou de la seconde heure de ces couples. Pour l'astrologue chinois, de toute façon, la seconde heure a exactement la même signification et les mêmes influences astrales que la première, à l'instar des mois supplémentaires dans les années embolismiques chinoises ; il ne cherchera donc pas à savoir si l'heure donnée dans un document de l'état civil est la première ou la seconde heure. Cependant, il devra retrancher de l'heure donnée par l'état civil, le nombre d'heures nécessaire pour retrouver l'heure méridienne.


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Récapitulatif de NGUYEN Ngoc-Rao (suite)

Message  le voyageur le Sam 4 Oct - 13:37

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NGUYEN Ngoc-Rao

La connaissance du calendrier chinois devrait nous intéresser à plusieurs titres. En particulier, elle est indispensable à la compréhension de toutes les disciplines chinoises, comme par exemple l'astrologie, le Feng Shui, la numérologie ou la nécromancie. Car, dans ces disciplines, tous les calculs et toutes les combinaisons se font en fonction des dates et des heures proprement chinoises.

Alors que le calendrier chinois a commandé l'admiration du monde entier depuis toujours — c'est le plus perfectionné de tous —, il reste encore mal compris du grand public. Ce phénomène est dû au fait qu'on l'a entouré de tant de mystère, et que les volumineux ouvrages qui traitent de ce sujet se sont révélés "du chinois" pour le profane.

Cette documentation vous fera saisir tout le mécanisme du calendrier chinois et vous permettra, si tel est votre désir, d'établir vous-même ce calendrier ou de vérifier l'exactitude de n'importe quel calendrier d'inspiration chinoise. Car il faut reconnaître que le calendrier chinois n'a rien d'ésotérique, contrairement à ce que prétendent certains auteurs occidentaux : ses fondements et ses principes sont extrêmement rigoureux et scientifiquement vérifiables.


Les notions fondamentales

Qu'est-ce qu'un calendrier ? C'est un système de mesures destiné à situer dans le temps événements et activités humaines.

À l'aube des civilisations, on ne se souciait guère de fixer les événements (dates de naissance, dates de victoire sur l'ennemi, etc.), mais on accordait une importance capitale à la localisation des dates des travaux agricoles et des fêtes religieuses. Comme ces travaux et fêtes dépendaient étroitement de la présence de la lumière et de la chaleur, on avait pensé bien faire de prendre en compte, pour l'élaboration de calendriers, les phases lunaires (lunaisons), régies par la lune, ainsi que les saisons, régies par le soleil. Pour des raisons d'ordre pratique, on s'était fixé un quadruple objectif, qui était de :

mettre un nombre entier de jours dans chaque lunaison, appelée désormais mois ;

mettre un nombre entier de mois dans chaque cycle des quatre saisons, appelé désormais année ;

maintenir la nouvelle lune invariablement au premier jour de chaque mois ; en d'autres termes, faire en sorte que les mois correspondent exactement aux phases lunaires ;

et enfin maintenir le solstice d'hiver à un jour fixe de l'année ; en d'autres termes, faire en sorte que l'année civile s'accorde exactement avec le cycle des saisons.

Tout se serait bien passé s'il avait été possible de remplir les deux premières conditions. Or il n'en était rien. En effet, nous savons maintenant que la valeur moyenne de la lunaison est de 29,530588 jours, et que la valeur du cycle des quatre saisons — ce cycle est encore appelé année tropique — est de 365,2422 jours, valeur comprise entre 12 et 13 lunaisons. Autrement dit, lunaison et année tropique ne contiennent ni l'une ni l'autre un nombre entiers de jours ; de plus, l'année tropique ne contient pas un nombre entier de lunaisons. On s'était donc aperçu, au bout d'un certain temps, qu'il était impossible de trouver pour le mois et l'année civile des durées pratiques, c'est-à-dire comportant des nombres entiers de jours et de lunaisons, sans être en retard ou en avance sur les événements naturels — sur l'année tropique — après une période suffisamment longue.

Des peuples anciens s'étaient donc employés à résoudre ce problème, chacun à sa façon. Trois solutions principales ont été retenues : solution lunaire, solution solaire, et solution soli-lunaire.


La solution lunaire

Un exemple typique de cette solution est le calendrier arabe. Faute de parvenir à concilier les exigences solaires et lunaires, les Arabes ont abandonné l'idée de tenir compte du soleil. Leur calendrier, dit lunaire, se trouve donc axé uniquement sur les phases de la lune, chaque mois débutant invariablement avec un jour de nouvelle lune. Les conséquences de cette démarche ne sont pas difficiles à deviner. L'année arabe, comprenant 12 lunaisons (mois), n'a en moyenne que 354,3667 jours, c'est-à-dire 10,8755 jours de moins que l'année tropique. Elle n'a donc plus rien à voir avec le cycle des saisons. La fête Ramadan, neuvième mois consacré au jeûne, rétrograde ainsi à travers les saisons, pour se retrouver au point de départ au bout de 33 ans environ ; autrement dit, elle peut tomber, selon le cas, en hiver, en été, en automne ou au printemps!


La solution solaire

D'autres peuples, tels les Égyptiens et les Romains, ont choisi de renoncer à la contrainte lunaire pour ne plus tenir compte que du soleil et, par voie de conséquence, des saisons. Leurs calendriers sont donc solaires. Les mois dans le calendrier solaire, malgré leur nombre de jours voisin de celui de la lunaison, sont sans aucun rapport avec la lune puisque la nouvelle lune n'est plus tenue de coïncider avec le premier jour du mois et peut tomber dans n'importe quel jour du mois. (De ce fait, les mois du calendrier solaire ne traduisent plus aucune réalité, et leur emploi pour les calculs numérologiques s'avère pour le moins fantaisiste!)

Le calendrier romain, en usage depuis le VIIIe siècle avant notre ère, a été remanié à plusieurs reprises à travers les âges, notamment par Numa Pompilius, par Jules César et, en dernier lieu, par le pape Grégoire XIII — c'est pourquoi on l'a appelé calendrier julien, puis grégorien. C'est lui qui est devenu le calendrier international actuel. Tel qu'il existe de nos jours, sa précision concernant le cycle des saisons est quasi parfaite car aucune modification ne sera nécessaire avant cent siècles.


La solution soli-lunaire

Les Chinois, réputés pour leur grande patience, se sont ingéniés à préserver l'ambition soli-lunaire de tous les peuples primitifs. L'essentiel du calendrier chinois actuel avait été élaboré et mis en service voici plus de 5.000 ans. Des modifications y ont été apportées par la suite, mais il ne s'agit que des raffinements.

Le calendrier chinois, destiné à satisfaire à la double contrainte solaire et lunaire, comprend deux parties distinctes mais solidaires par un lien souple et parfaitement scientifique. La partie solaire, matérialisée par le cycle des saisons (année tropique), sert d'étalon. La partie lunaire, matérialisée par la succession des lunaisons, est extensible afin de pouvoir s'adapter à l'autre partie.

Les Chinois, réputés pour leur grande patience, se sont ingéniés à préserver l'ambition soli-lunaire de tous les peuples primitifs. L'essentiel du calendrier chinois actuel avait été élaboré et mis en service voici plus de 5.000 ans. Des modifications y ont été apportées par la suite, mais il ne s'agit que des raffinements.

Le calendrier chinois, destiné à satisfaire à la double contrainte solaire et lunaire, comprend deux parties distinctes mais solidaires par un lien souple et parfaitement scientifique. La partie solaire, matérialisée par le cycle des saisons (année tropique), sert d'étalon. La partie lunaire, matérialisée par la succession des lunaisons, est extensible afin de pouvoir s'adapter à l'autre partie.

2. Le solstice d'hiver doit toujours avoir lieu dans l'avant-dernier mois de l'année civile. Le cycle des saisons, ayant le solstice d'hiver comme point de départ — ce point de départ est admis partout dans le monde et depuis toujours —, impose donc à l'année civile chinoise une ligne de conduite bien définie. L'année civile, composée d'un nombre entier de lunaisons, doit toujours s'arranger pour avoir le solstice d'hiver contenu dans son avant-dernier mois (onzième mois). Elle remplira cette tâche de la manière énoncée dans le troisième principe ci-dessous.

Remarquons en passant que le solstice d'hiver doit tomber dans l'avant-dernier mois de l'année chinoise pour les deux raisons suivantes :

D'une part, à la différence des Occidentaux, les Chinois considèrent le solstice d'hiver comme le milieu, et non pas le début de l'hiver. A cet égard, ils ont bien raison sur plusieurs plans.

D'autre part, ils veulent que leurs années civiles commencent au printemps, la saison qui symbolise le renouveau dans tous les domaines. (Les fameux "rouleaux de printemps" sont ainsi appelés parce qu'ils constituent un plat que les Chinois se doivent de manger pendant la fête du Nouvel An, tout comme la dinde ou le plum pudding sont un must pour Noël dans les pays occidentaux. Aussi, le cerisier en fleurs, symbole du printemps, est aux fêtes chinoises de fin d'année ce que le houx et le sapin sont aux fêtes occidentales de fin d'année.)

3. Une lunaison (mois) doit être ajoutée à l'année civile en temps voulu pour combler le décalage entre les deux parties du calendrier. L'année chinoise ordinaire comprend 12 mois, numérotés de 1 à 12, dont 6 longs (exceptionnellement 7), et dure 354 jours (exceptionnellement 355 jours). Cette durée, nous l'avons vu, est plus courte que l'année tropique d'environ 11 jours. Le début de l'année civile avancerait donc d'un mois après chaque période d'environ 33 mois, et le solstice d'hiver se trouverait dans le dernier (douzième) mois de l'année si l'on n'avait pas ajouté un mois à l'année civile en cours. On doit donc procéder à l'ajout d'un mois afin que le solstice d'hiver se retrouve dans l'avant-dernier mois de l'année civile. Ce mois supplémentaire porte le même numéro d'ordre que le mois qui le précède immédiatement — c'est en quelque sorte un mois bis. L'année à 13 mois est qualifiée d'embolismique et a 383 ou 384 jours (exceptionnellement 385 jours).

L'idée d'inclure un treizième mois de temps à autre n'est pas à vrai dire exclusivement chinoise, car les Chaldéens et les Hébreux le faisaient aussi. Mais pour ces derniers, il s'agissait toujours d'une décision administrative prise coup par coup après constatation d'un important décalage entre l'année civile et l'année tropique. La grande originalité des Chinois est de baser l'introduction du treizième mois sur un principe élégant, efficace et scientifiquement inattaquable. Ce principe est le suivant :

Le mois ne portant pas de jalon médian doit être un mois supplémentaire (ou intercalaire).

Remarquons en passant qu'on parle souvent d'années chinoises comme des années lunaires. C'est évidemment une erreur car, nous l'avons vu, elles sont calquées sur l'année tropique, c'est-à-dire sur la course du soleil — toute année chinoise devant commencer par le jour de la deuxième nouvelle lune après le solstice d'hiver. Elles sont donc indiscutablement solaires. Ceci est tellement vrai que le onzième mois de l'année civile chinoise — c'est-à-dire la première lunaison de l'année tropique — est le mois du Rat, et que le premier mois de l'année civile suivante — c'est-à-dire la troisième lunaison de l'année tropique — est le mois du Tigre (le Rat et le Tigre étant respectivement le premier et le troisième signe du zodiaque chinois). Cette notion est primordiale en astrologie chinoise. Quant aux mois chinois, ils sont indéniablement lunaires car ils doivent tous, impérativement, commencer par un jour de nouvelle lune.


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Calculs logiques de dates chinoises


Voici les démarches logiques qu'on doit effectuer pour calculer soi-même des dates chinoises, c'est-à-dire pour fabriquer soi-même le calendrier chinois, ou encore pour vérifier l'exactitude de certains calendriers d'inspiration chinoise. Ces démarches consistent à :

1. Calculer les dates de 13 nouvelles lunes consécutives à partir de la première nouvelle lune d'une année chinoise quelconque — autrement dit, à partir de la deuxième lunaison après celle qui contenait le solstice d'hiver précédent. Ces dates sont bien entendu grégoriennes, c'est-à-dire exprimées selon le calendrier international actuel, qui, nous l'avons vu, est d'une excellente précision.

On peut obtenir des dates et heures de nouvelles lunes en les demandant au Bureau des Longitudes en France ou à tout autre laboratoire des éphémérides astronomiques dans le monde. Le calendrier des PTT fournit aussi, entre autres, les dates et heures de nouvelles lunes. Mais attention! Les dates fournies sont souvent fonction du fuseau horaire où se trouve l'organisme donneur. Celles du Bureau des Longitudes sont pour le fuseau +1 et ne tiennent pas compte de l'heure d'été, et celles des PTT sont pour le fuseau 0 (c'est-à-dire TU ou Temps Universel), alors que la Chine a officiellement le fuseau +8. Il existe donc un décalage de 7 heures entre Pékin et Paris en période d'hiver, et un décalage de 8 heures entre TU et la Chine — décalage que nous, en France, devons ajouter avant de procéder à tout calcul. Si donc, par exemple, le Bureau des Longitudes vous communique une nouvelle lune ayant lieu à 13h10 le 2 mars (période d'hiver), il vous faudra convertir cette valeur en valeur chinoise, qui sera 20h10 le 2 mars. Mais si la valeur fournie est 19h54 le 13 mars, vous devrez enregistrer 02h54 le lendemain 14 mars pour les calculs que vous vous proposez de faire.

Il va sans dire que, une fois les dates chinoises de nouvelles lunes (premiers jours de mois) connues, on peut en déduire le nombre de jours dans chacun des mois et les dates chinoises correspondant aux dates grégoriennes, en faisant attention toutefois, le cas échéant, au mois de février des années grégoriennes bissextiles.

2. Calculer les dates et heures des jalons médians de la même période. Les éphémérides astronomiques nous donnent la position du soleil à zéro heure et pour un fuseau horaire déterminé, position par rapport à l'équateur et à l'équinoxe de printemps. Grâce aux formules de trigonométrie sphérique et à la méthode d'interpolation itérative, on obtient alors les dates et heures exactes de passage du soleil aux jalons médians ; ce sont les données que peut fournir facilement n'importe quel laboratoire des éphémérides astronomiques. Rappelons que les jalons médians 1, 4, 7 et 10 correspondent déjà, respectivement, au solstice d'hiver, à l'équinoxe de printemps, au solstice d'été et à l'équinoxe d'automne.

3. Disposer dates des nouvelles lunes et dates des jalons médians par ordre chronologique en deux colonnes parallèles, et indiquer par une barre horizontale le début de chaque mois, c'est-à-dire de chaque lunaison (voir Tableau ci-après).

Reconnaître si toutes les 13 lunaisons comportent ou non chacune un jalon médian. Dans l'affirmative, l'année est ordinaire et ne comprend que les 12 premières lunaisons (mois) du Tableau. Mais dans la négative — c'est-à-dire s'il existe une ou deux lunaisons sans jalon médian — l'année comprend toutes les 13 lunaisons et est reconnue embolismique. Bien sûr, le mois intercalaire est facilement reconnaissable par le fait qu'il ne possède pas de jalon médian ; mais il existe une exception à cette règle à cause de l'irrégularité de la vitesse de déplacement du soleil sur l'écliptique (voir note g du Tableau ci-dessous).




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Récapitulatif de NGUEN Ngoc-Rao

Message  le voyageur le Sam 4 Oct - 14:01

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Les positions respectives entre les astres

Conjonction : situation des astres se trouvant dans le même palais ;

Voisinage : situation des astres se trouvant dans deux palais contigus ;

Sextile : situation des astres se trouvant dans les palais séparés par un seul palais ;

Carré : situation des astres se trouvant dans les palais séparés par deux palais ;

Trigone : situation des astres se trouvant dans les palais séparés par trois palais ;

Quinconce : situation des astres se trouvant dans les palais séparés par quatre palais ;

Opposition : situation des astres dans les palais diamétralement opposés, c'est-à-dire séparés par cinq palais.



Les rapports des astres en opposition sont d'une importance capitale.

Les rapports des astres au trigone sont importants.

Les rapports des astres au carré sont assez intéressants.

Les rapports des astres en voisinage et au sextile ne sont pas très importants, mais dignes d'intérêt.

Les rapports des astres en conjonction sont à étudier cas par cas.


Dernière édition par Dominique le Dim 5 Oct - 16:00, édité 2 fois

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Récapitulatif NGUYEN Ngoc-Rao (suite)

Message  le voyageur le Sam 4 Oct - 14:02


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Cyclicité et Astrologie chinoise

On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve. En émettant cet axiome, Héraclite d'Ephèse fait état d'un grand principe de la pensée occidentale, qui stipule que l'univers évolue de façon irréversible, suivant une direction linéaire. Les Chinois, au contraire, diraient : On se baigne souvent dans le même fleuve. Car pour eux, tout n'est que recommencement sans fin, et les évolutions de l'univers tout entier se font inexorablement par cycles répétitifs. En effet, le principe de la cyclicité constitue le fondement même de leur cosmogonie. Ce principe est appliqué d'une manière systématique dans l'astrologie chinoise.

Les fondateurs de l'astrologie chinoise, après de longues et patientes observations, en sont arrivés voici 5.000 ans à codifier les influences astrales sur la destinée du monde et des hommes. D'après eux, ces influences se produisent et se répètent par cycles, quelles que soient les divisions du temps et les unités de temps considérées. C'est ainsi qu'ont été élaborés un certain nombre de cycles astrologiques qui s'imbriquent les uns dans les autres et qu'on a l'habitude d'appeler un peu abusivement "zodiaques".


Les vrais zodiaques chinois

Si l'on se réfère au sens étymologique du terme "zodiaque", c'est-à-dire "ronde d'animaux", certains cycles astrologiques chinois sont de vrais zodiaques. Chacun de ces zodiaques est composé de douze secteurs symbolisés effectivement par des animaux et qui se succèdent indéfiniment dans un ordre précis. Voici l'ordre de succession des animaux symboliques, connus aussi sous le nom de "signes zoaires": Rat, Buffle (ou Bœuf), Tigre, Chat (ou Lapin ou Lièvre), Dragon, Serpent, Cheval, Bouc (ou Chèvre), Singe, Coq, Chien, Cochon (ou Sanglier).

Chaque animal incarne un ensemble spécifique d'influences astrales, qui sont très nombreuses et très diverses et dont la pleine connaissance exige un haut degré de compétence


Le zodiaque duodécimal

C'est le zodiaque le plus connu en Occident et qui fait invariablement l'objet des ouvrages d'astrologie chinoise. Il s'agit d'un cycle de douze années chinoises. Toutes les personnes nées en une année Rat (sous le signe du Rat), par exemple, sont censées partager les mêmes lignes générales de destinée - les mêmes traits de caractère, les mêmes types de réactions, les mêmes chances, les mêmes désavantages, les mêmes prédispositions pathologiques, etc.

Par ailleurs, l'année Rat, quand elle passe, est censée exercer une influence spécifique sur le monde et sur les gens; chacun reçoit cette influence de façon différente selon qu'il est né sous le signe Rat, Tigre ou Singe, etc.

Le signe Rat, tout comme n'importe quel autre signe du zodiaque duodécimal, passe une fois tous les douze ans, et ce sans interruption depuis la création officielle de l'astrologie chinoise sous le règne de l'empereur Houang-Ti, en l'an 2637 avant notre ère.


Le zodiaque sexagésimal

Il existe, dans la conception cosmogonique chinoise, cinq éléments, qui sont les tout premiers constituants de la matière. On pourrait approximativement les comparer aux atomes de la science moderne. Comme ces entités sont hautement abstraites, on leur a donné des symboles concrets pour le langage courant. Nous avons donc, comme éléments, le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l'Eau. Les éléments se succèdent toujours dans cet ordre.

Comme chacun des cinq éléments est gouverné alternativement par le principe positif Yang et le principe négatif Yin, nous avons le cycle suivant, qu'on appelle "cycle élémentaire" et qui a dix secteurs: Bois-Yang, Bois-Yin, Feu-Yang, Feu-Yin, Terre-Yang, Terre-Yin, Métal-Yang, Métal-Yin, Eau-Yang, Eau-Yin. (Les traductions vietnamiennes de ces noms, plus connues en Occident, sont: Giap, At, Binh, Dinh, Mâu, Ky, Canh, Tân, Nhâm, Qui.)

Les secteurs du cycle élémentaire se combinent avec ceux du zodiaque duodécimal pour créer le zodiaque sexagésimal, c'est-à-dire un zodiaque à soixante secteurs s'étendant sur soixante années chinoises. Nous avons, par exemple, les signes Rat/Bois-Yang, Buffle/Terre-Yin, Tigre/Feu-Yang, etc. (Dans la pratique, on dit sans risque d'erreur: Rat de Bois, Buffle de Terre, Tigre de Feu.)

Alors que le signe zoaire d'une personne fournit les grands traits de sa destinée, son élément apporte à ces traits de légères modifications. En conséquence, si tous les natifs du Buffle sont censés partager les mêmes caractéristiques essentielles, un Buffle de Bois ne ressemble pas tout à fait à un Buffle de Métal, lequel accuse quelques différences avec un Buffle d'Eau, etc. C'est dans ce sens qu'on peut, approximativement, comparer les éléments dans l'astrologie chinoise aux ascendants dans l'astrologie occidentale.

D'autre part, chaque année du zodiaque sexagésimal, quand elle passe, est censée exercer une influence spécifique sur le monde et sur les gens; cette influence doit se manifester de façon différente selon qu'on est né sous le signe Rat de Métal, Tigre de Terre ou Singe de Feu, etc.

Le signe Rat de Métal, tout comme n'importe quel autre signe du zodiaque sexagésimal, passe une fois tous les soixante ans, et ce sans interruption depuis l'an 2637 avant J.-C.


Le zodiaque épocal

C'est le zodiaque chinois le moins connu de tous. Ses secteurs, au nombre de douze, sont placés sous le signe des mêmes animaux que ceux du zodiaque duodécimal. Nous sommes en 1996 dans le secteur Rat du zodiaque épocal, qui commença en l'an 2637 avant J.-C. et qui finira en l'an 2020. Ce premier secteur aura donc duré 4.657 ans! Malgré son caractère apparemment farfelu en raison de sa durée, le zodiaque épocal chinois n'est pas unique en son genre. Le Kalpa des hindous est un cycle bien plus long puisqu'il correspond à 4.320 millions d'années; la période luni-solaire de Jean-Dominique Cassini, astronome de Louis XIV, a une durée de 11.600 ans (au bout de cette période les cycles lunaires doivent se reproduire exactement aux mêmes dates par rapport aux cycles solaires, ce qui devrait donner lieu à de passionnantes spéculations astrologiques).

Le deuxième secteur du zodiaque épocal, le secteur Buffle, commencera le 25 janvier 2020. Mais, compte tenu de l'absence de textes sérieux sur ce sujet, nous ignorons tout de sa nature et de ses influences.


Le zodiaque de mois

Les mois dans l'année civile chinoise sont placés sous le signe des mêmes animaux que ceux du zodiaque duodécimal. Nous avons le mois du Chat, le mois du Dragon, le mois du Coq, etc.

Deux remarques s'imposent. Premièrement, le premier mois de ce zodiaque, placé normalement sous le signe du Rat, est celui qui contient le solstice d'hiver, c'est-à-dire le premier mois de l'année tropique; en conséquence, le premier mois de l'année civile chinoise, qui vient deux mois après le solstice d'hiver, est placé sous le signe du Tigre.

Deuxièmement, l'année civile chinoise comprend de temps à autre 13 et non pas 12 mois. Le mois qu'on ajoute à l'année, appelé mois embolismique ou intercalaire, est placé sous le même signe zoaire que celui du mois qui le précède immédiatement.


Le zodiaque de jours

Les mois chinois, puisqu'ils correspondent aux lunaisons, ont 29 ou 30 jours. Mais leurs jours, en tant que tels, ne sont pas placés sous les signes zoaires. En revanche, les jours, indépendamment des mois, sont groupés en cycles de soixante jours et placés sous les mêmes signes que ceux du zodiaque sexagésimal. Ces cycles se déroulent sans interruption depuis le premier jour de l'an 2637 avant notre ère.


Le zodiaque d'heures

Les heures utilisées en astrologie chinoise sont les heures traditionnelles chinoises, qui équivalent chacune à deux heures universelles, soit 120 minutes. Un jour comprend donc douze heures chinoises. Chacune de ces heures est placée sous un signe zoaire, exactement comme les années chinoises. Elles se répartissent comme suit par rapport aux heures universelles:

23 h 01 à 01 h 00 = heure du Rat 11 h 01 à 13 h 00 = heure du Cheval

01 h 01 à 03 h 00 = heure du Buffle 13 h 01 à 15 h 00 = heure du Bouc

03 h 01 à 05 h 00 = heure du Tigre 15 h 01 à 17 h 00 = heure du Singe

05 h 01 à 07 h 00 = heure du Chat 17 h 01 à 19 h 00 = heure du Coq

07 h 01 à 09 h 00 = heure du Dragon 19 h 01 à 21 h 00 = heure du Chien

09 h 01 à 11 h 00 = heure du Serpent 21 h 01 à 23 h 00 = heure du Cochon

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Re: Récapitulation générale de NGUYEN Ngoc-Rao

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